Un juge fédéral civil en Argentine a interdit lundi aux médias de publier des enregistrements audio réalisés à l’intérieur du palais présidentiel de la Casa Rosada, qui seraient attribués à Karina Milei, la sœur du président Javier Milei et actuelle cheffe de cabinet. Cette décision intervient alors que le gouvernement est secoué par une série d’accusations de corruption à l’approche des élections législatives.
Le porte-parole de la présidence, Manuel Adorni, a relayé sur les réseaux sociaux l’ordonnance judiciaire interdisant la diffusion de ces enregistrements par la presse ou sur les plateformes en ligne. Selon lui, la plainte déposée par l’exécutif visait à dénoncer une « opération d’intelligence illégale ayant pour objectif de déstabiliser le pays en pleine campagne électorale ».
Les enregistrements concernent des conversations privées d’officiels, dont Karina Milei, figure centrale de l’entourage présidentiel. Le juge a estimé que leur publication porterait atteinte à la vie privée et pourrait interférer avec le bon déroulement des institutions.
Cette affaire survient dans un contexte déjà tendu pour Javier Milei, alors que son gouvernement fait face à des soupçons de corruption liés à la fuite d’autres enregistrements divulgués par la presse locale en août. Ces révélations avaient alimenté un climat politique explosif à l’approche du scrutin législatif.
La décision judiciaire devrait alimenter le débat sur la transparence et le rôle des médias en Argentine, entre la nécessité de protéger la vie privée des responsables politiques et le droit du public à être informé dans un contexte de fortes turbulences politiques.