Accord franco-britannique - premiers renvois de migrants attendus cette semaine @AP
Accord franco-britannique - premiers renvois de migrants attendus cette semaine @AP

L’accord conclu en juillet entre Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer entre en vigueur. Dès cette semaine, les premiers renvois de migrants entre le Royaume-Uni et la France devraient commencer, a confirmé le ministère de l’Intérieur.

Un dispositif expérimental via Roissy

Dans un premier temps, les transferts s’effectueront du Royaume-Uni vers la France, exclusivement par l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. Selon le ministère français de l’Intérieur, l’opération concernera « seulement quelques individus » dans cette phase initiale. Le dispositif est qualifié « d’encore très expérimental » et pourra être interrompu « si les conditions ne sont pas réunies ». Une fois arrivés en France, les migrants seront orientés vers un centre d’hébergement. Ils se verront proposer une aide au retour volontaire par l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii). Ceux qui la refuseront, et qui ne relèvent pas du droit d’asile, pourront faire l’objet d’une obligation de quitter le territoire.

Un accord controversé pour freiner les traversées

Le texte, conclu le 10 juillet, instaure une règle dite du « un pour un » : pour chaque migrant renvoyé en France après une traversée clandestine de la Manche, Londres s’engage à accueillir une personne depuis l’Hexagone, via une plateforme numérique de demande. Objectif affiché : dissuader les traversées illégales tout en ouvrant une voie légale d’accès au Royaume-Uni. Depuis janvier, plus de 30 000 personnes ont franchi la Manche sur des embarcations de fortune, un record. Le drame reste quotidien : trois migrants sont morts et trois autres sont portés disparus la semaine dernière lors de deux tentatives de traversée. Critiqué par les associations de défense des droits des migrants, ce projet-pilote est défendu par les deux gouvernements comme un levier de dissuasion et un outil de régulation. Les prochains mois diront s’il parvient réellement à freiner les départs des côtes françaises.

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