Le maire de Marseille Benoît Payan a annoncé sa décision de briguer un nouveau mandat lors des élections municipales, entrant officiellement dans une compétition qui s’annonce particulièrement ouverte dans la deuxième ville de France. Arrivé à l’hôtel de ville en cours de mandat en 2020, après la démission de Michèle Rubirola, l’élu entend cette fois obtenir l’onction directe des électeurs.
À la tête du Printemps marseillais, coalition rassemblant socialistes, écologistes et communistes, Benoît Payan devra néanmoins composer avec une gauche fragmentée. Le député insoumis Sébastien Delogu, figure des quartiers nord, a d’ores et déjà fait connaître ses ambitions, laissant planer le risque d’une division du camp progressiste dès le premier tour.
Un paysage politique éclaté et des équilibres fragiles
Face à lui, la droite et le centre misent à nouveau sur Martine Vassal, présidente de la métropole Aix-Marseille-Provence, tandis que le Rassemblement national espère capitaliser sur une dynamique locale portée par Franck Allisio, soutenu par Marine Le Pen. D’autres candidatures, issues de dissidences ou de contentieux locaux, viennent encore densifier une offre électorale déjà foisonnante.
Dans ce contexte, les premières enquêtes d’opinion placent plusieurs prétendants dans un mouchoir de poche, sans favori clair. À plus d’un an du scrutin, la question des alliances et des désistements apparaît déjà centrale, tant l’issue de cette municipale pourrait se jouer à quelques milliers de voix.