À Paris, un tribunal a reconnu ce lundi 10 personnes coupables de cyberharcèlement envers la Première dame de France, Brigitte Macron. Les prévenus avaient diffusé de fausses informations en ligne concernant son genre et sa sexualité, y compris des allégations selon lesquelles elle serait née homme. Le tribunal a qualifié ces propos de « particulièrement dégradants, insultants et malveillants ».
Des peines allant de la formation à la prison avec sursis
Les condamnations prononcées vont d’une formation de sensibilisation au cyberharcèlement à huit mois de prison avec sursis. Les prévenus, âgés de 41 à 65 ans, comprennent huit hommes et deux femmes, parmi lesquels une élue, un enseignant et un informaticien. Certains ont affirmé que leurs commentaires étaient destinés à l’humour ou à la satire.
Une rumeur amplifiée sur les réseaux sociaux
Certaines publications, vues des dizaines de milliers de fois, faisaient circuler des accusations mensongères liant la différence d’âge entre Emmanuel et Brigitte Macron à la pédophilie. Delphine Jegousse, alias Amandine Roy, est considérée comme l’une des principales propagatrices de ces rumeurs après avoir publié une vidéo de quatre heures sur YouTube. Elle a été condamnée à six mois de prison. Aurélien Poirson-Atlan, connu sous le nom de Zoé Sagan sur les réseaux, a reçu huit mois de prison.
Des conséquences pour toute la famille
Brigitte Macron n’a pas assisté au procès, mais sa fille Tiphaine Auzière a témoigné de la « détérioration » de la vie de sa mère depuis l’intensification du harcèlement en ligne. Elle a souligné l’impact sur l’ensemble de la famille, y compris sur les petits-enfants de la Première dame.
Des théories complotistes
Cette affaire fait suite à des années de théories du complot affirmant faussement que Brigitte Macron serait née sous le nom de Jean-Michel Trogneux, le nom de son frère. Les Macron ont également déposé une plainte pour diffamation aux États-Unis contre l’influenceuse conservatrice Candace Owens.