Léa Salamé regrette la séquence avec Thierry Ardisson et condamne la banalisation de la Shoah
Léa Salamé regrette la séquence avec Thierry Ardisson et condamne la banalisation de la Shoah

Deux semaines après la vive polémique, Léa Salamé est revenue samedi soir dans « Quelle Époque ! » sur les propos tenus par Thierry Ardisson, qui avait comparé la situation à Gaza à celle du camp nazi d’Auschwitz. L’animatrice star de France 2 a dénoncé toute « banalisation de la Shoah » et exprimé son malaise face à une séquence qu’elle estime désormais « indéfendable » et qui « aurait dû être coupée » au montage.

Thierry Ardisson avait déclenché l’indignation en déclarant, dans une émission préenregistrée et diffusée le 10 mai, que « Gaza, c’est Auschwitz ». Cette phrase, prononcée en réaction à un témoignage humanitaire, a été vivement condamnée par la Licra et le Crif. L’animateur s’était ensuite excusé sur les réseaux sociaux, invoquant une réaction émotionnelle, sans volonté de relativiser l’horreur de la Shoah.

Un mea culpa tardif mais appuyé

Prenant près de cinq minutes à l’antenne, Léa Salamé a affirmé son attachement à la mémoire des victimes de la Shoah et rappelé ses engagements personnels contre les discours de haine. Elle a souligné que les propos de Thierry Ardisson, s’ils étaient replacés dans leur intégralité, témoignaient d’une double indignation : face à la montée de l’antisémitisme comme à la tragédie humanitaire de Gaza. Mais elle a reconnu que la séquence, sortie de son contexte sur les réseaux sociaux, pouvait légitimement heurter.

La journaliste a également évoqué son histoire familiale marquée par le génocide arménien et les conflits du Proche-Orient, affirmant vouloir continuer à porter une voix d’« apaisement » et de « paix ». Ce rappel biographique visait à couper court à toute accusation de complaisance ou de parti pris sur un sujet aussi sensible.

Malgré cette mise au point, la polémique n’est pas close. Plusieurs personnalités ont critiqué la diffusion de la séquence, estimant que France 2 n’aurait jamais dû valider sa diffusion. D’autres saluent néanmoins la prise de parole claire et ferme de Léa Salamé, qui assume publiquement une erreur éditoriale.

Partager