Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a signalé vendredi une hausse inquiétante des tueries de civils au Soudan au cours du premier semestre 2025, liées à une intensification des violences à caractère ethnique. La région du Darfour, en grande partie contrôlée par les Forces de soutien rapide (FSR), concentre l’essentiel des massacres rapportés.
Selon l’ONU, de nombreuses exécutions sommaires ont également été recensées après la reprise de Khartoum par l’armée soudanaise face aux FSR, ce qui traduit une aggravation du conflit armé qui ravage le pays depuis plus d’un an.
La guerre opposant l’armée régulière et les FSR a plongé le Soudan dans une spirale de violences et de divisions communautaires. Les affrontements ont exacerbé les tensions ethniques, particulièrement au Darfour, théâtre de violences répétées contre les populations civiles depuis le début du conflit.
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a, de son côté, mis en garde contre une détérioration dramatique de la situation humanitaire. Des millions de personnes sont confrontées à des pénuries de nourriture, de médicaments et d’abris, alors que l’accès humanitaire reste extrêmement limité en raison de l’insécurité persistante.
Cette nouvelle alerte des Nations unies met en lumière la gravité des violations commises contre les civils et le risque d’un basculement encore plus profond du Soudan dans la violence interethnique, sur fond d’impasse militaire et diplomatique.