Devant le Congrès, Charles III met en garde contre un affaiblissement de l’alliance avec les États-Unis
Devant le Congrès, Charles III met en garde contre un affaiblissement de l’alliance avec les États-Unis

En visite d’État à Washington, le roi Charles III a prononcé un discours remarqué devant le Congrès américain, affirmant que l’alliance entre le Royaume-Uni et les États-Unis « ne peut pas se reposer sur les réussites passées ». Le souverain britannique a appelé les deux nations à renforcer leur coopération face à des défis mondiaux croissants.

S’exprimant devant les parlementaires réunis au Capitole, en présence du vice-président JD Vance mais en l’absence de Donald Trump, Charles III a insisté sur la nécessité d’une action commune. « Les défis auxquels nous sommes confrontés sont trop grands pour qu’une nation puisse les affronter seule », a-t-il déclaré, exhortant à défendre des valeurs partagées et à éviter tout repli sur soi.

Certaines parties de son discours ont été perçues comme des critiques implicites du président américain. Les élus démocrates ont notamment applaudi un passage évoquant l’équilibre des pouvoirs, interprété comme une allusion aux tensions politiques internes aux États-Unis sous la présidence Trump.

Le roi a également appelé à un soutien résolu à l’Ukraine face à la Russie, invitant les responsables américains à faire preuve d’une « détermination sans faille ». Cette déclaration intervient alors que plusieurs capitales européennes s’inquiètent d’un possible désengagement de Washington dans le conflit.

Dans un autre passage marquant, Charles III a condamné la violence politique récente aux États-Unis, trois jours après des tirs survenus lors d’un gala de la presse auquel participait Donald Trump. Ces actes visent à semer « la peur et la discorde », a-t-il déclaré, affirmant qu’ils « ne réussiront jamais ».

Malgré ces tensions, la visite d’État s’est déroulée dans un cadre protocolaire solennel. Accueilli à la Maison Blanche avec les honneurs militaires par Donald Trump, le souverain britannique a ensuite eu un entretien privé avec le président américain. Ce dernier a salué une « relation particulière » entre les deux pays, tout en évoquant une rencontre « très positive » avec le roi.

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