Selon le Washington Post, le Vatican aurait négocié avec Washington une porte de sortie pour Nicolas Maduro avant son arrestation
Selon le Washington Post, le Vatican aurait négocié avec Washington une porte de sortie pour Nicolas Maduro avant son arrestation

Peu avant l’opération américaine ayant conduit à l’arrestation de Nicolas Maduro, des discussions confidentielles auraient été engagées pour éviter une intervention militaire directe. Selon des informations révélées par le Washington Post, le Vatican aurait tenté de jouer les intermédiaires afin d’offrir une issue diplomatique au dirigeant vénézuélien alors sur le point d’être renversé.

L’initiative aurait pris la forme d’un échange entre le cardinal Pietro Parolin, numéro deux du Saint-Siège, et l’ambassadeur des États-Unis auprès du Vatican. L’Église catholique aurait proposé une solution d’exil à l’étranger pour Nicolas Maduro, assortie de garanties de sécurité pour son entourage, dans l’espoir de favoriser une transition sans violence.

Une offre refusée avant l’intervention américaine

Cette démarche s’inscrivait dans une tentative plus large de désescalade, alors que Washington renforçait depuis des mois sa pression sur Caracas et multipliait les opérations de surveillance dans les Caraïbes. Le Saint-Siège, qui connaît de longue date les équilibres politiques vénézuéliens, misait sur une sortie négociée, estimant que Maduro pourrait renoncer au pouvoir après une réélection contestée à l’été 2024.

Le calcul s’est toutefois révélé erroné. Convaincu que les États-Unis n’iraient pas jusqu’à une action directe, le président déchu aurait écarté toute perspective de départ volontaire. Quelques semaines plus tard, une opération menée par les forces spéciales américaines mettait fin à son règne, illustrant l’échec de cette ultime tentative diplomatique et le basculement vers une solution coercitive.

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