Reconnaissance symbolique d’un État palestinien, mais Gaza reste sous le feu @AP
Reconnaissance symbolique d’un État palestinien, mais Gaza reste sous le feu @AP

Alors que plusieurs puissances occidentales ont officiellement reconnu l’État palestinien, les habitants de Gaza affirment ne voir aucun répit dans leur quotidien marqué par les bombardements et l’avancée des blindés israéliens. Mardi, l’armée israélienne a intensifié son offensive en direction des zones les plus densément peuplées de la ville de Gaza.

Cette opération survient au lendemain d’un sommet historique aux Nations unies où des dizaines de dirigeants ont soutenu la création d’un État palestinien, une avancée diplomatique majeure après près de deux ans de guerre. Mais pour les Palestiniens de Gaza, cette reconnaissance reste avant tout symbolique et sans impact immédiat sur les violences.

Les autorités sanitaires locales ont indiqué que les tirs israéliens avaient tué au moins 22 personnes mardi à travers l’enclave, dont 18 dans la ville de Gaza. Le ministère de la Santé a également averti que les hôpitaux manqueraient de carburant dans les prochains jours, mettant en danger la vie de centaines de patients.

Sur le terrain, des habitants racontent leur désespoir. « Nous ne sommes pas courageux, nous sommes impuissants. Nous n’avons pas d’argent pour partir vers le sud et aucune garantie que nous ne serons pas bombardés si nous le faisons. Alors nous restons », confie Huda, mère de deux enfants. Elle décrit ses enfants « tremblant sans cesse au son des explosions », tandis que des quartiers entiers sont détruits.

Les forces israéliennes ont fait exploser plusieurs véhicules piégés dans les quartiers de Sabra et Tel Al-Hawa, provoquant des destructions massives d’habitations et d’infrastructures routières. Selon les témoins, ces explosions ont ravagé des dizaines de maisons alors que les chars poussaient vers l’ouest de la ville de Gaza.

Pour beaucoup de Gazaouis, la reconnaissance d’un État palestinien par la communauté internationale contraste cruellement avec une réalité de guerre où la survie quotidienne reste la seule préoccupation.

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