À l’aube, alors que le calme d’un cessez-le-feu s’installe enfin sur la bande de Gaza, l’attention du monde entier reste tournée vers une question brûlante : le sort des derniers otages encore détenus par le Hamas. Depuis l’attaque du 7 octobre 2023, environ 250 personnes avaient été enlevées par le mouvement terroriste, puis transférées à Gaza. Deux ans plus tard, Israël estime qu’une vingtaine d’entre eux seraient toujours vivants, tandis qu’une vingtaine d’autres auraient trouvé la mort en captivité.
Pour Donald Trump, désormais artisan du « plan de paix pour Gaza », la libération totale des otages est devenue un objectif politique central, un préalable incontournable à toute solution durable. Le président américain, revenu sur le devant de la scène diplomatique, a multiplié les déclarations promettant de « ramener chaque otage à la maison ». Mais sur le terrain, la peur omniprésente tant que les otages ne seront pas rentrés chez eux.
Un cessez-le-feu sous tension
L’armée israélienne a confirmé l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu avec le Hamas, marquant un répit après des mois de bombardements intensifs. Aussitôt, des milliers de déplacés palestiniens ont quitté les abris pour reprendre la route vers le nord de la bande de Gaza. Certains tentaient de regagner leurs quartiers d’origine à Gaza-ville, d’autres leurs maisons détruites à Khan Younès.
Les images diffusées montrent des colonnes de familles marchant le long de la route côtière d’al-Rachid, entre Nousseirat et le nord du territoire. Des visages épuisés, des sacs en plastique en guise de valises, et une détermination farouche à rentrer malgré tout.
Le sort des otages, clé de l’accord de paix
Pour Israël, la libération des otages restants demeure une priorité absolue. Chaque information sur leur état de santé, chaque rumeur relance l’émotion nationale.
Malgré l’arrêt des frappes et les promesses diplomatiques, le calme reste précaire. Les habitants de Gaza reprennent possession d’un territoire dévasté, tandis que les familles d’otages attendent, entre peur et espoir, le retour des leurs. La fin de la guerre, pour beaucoup, ne sera réelle que lorsque le dernier otage aura franchi la frontière…