Ce lundi soir sur BFM TV, Joshua Zarka, ambassadeur d’Israël en France, a affirmé que les frappes israéliennes avaient sérieusement affaibli le programme nucléaire iranien.
Alors qu’il avait déclaré un peu plus tôt dans la journée sur RTL « Ce n’est pas une guerre, mais une opération de décapitation pour arrêter le programme nucléaire iranien qui avançait d’une façon très dangereuse ces derniers temps », il a ajouté ce soir : « Le programme nucléaire iranien est très affaibli. »
Joshua Zarka à insisté sur le caractère limité et ciblé de l’opération, indiquant que l’opération pourrait durer « quelques jours » et assurant qu’« une grande partie des capacités nucléaires iraniennes a déjà été détruite. »
Des frappes stratégiques
Lancées dans la nuit du 12 au 13 juin, les cinq frappes israéliennes ont visé les sites d’enrichissement d’uranium (Natanz, Arak), ainsi que des sites balistiques et des hauts responsables militaires iraniens.
Selon des médias spécialisés et l’AIEA, 400 kg d’uranium enrichi à 60 %, stockés par l’Iran, suffisaient à produire plusieurs armes nucléaires si ils étaient raffinés à 90 %, d’où la menace.
Pour rappel, avant les frappes, l’Iran disposait d’un parc de plus de 13 000 centrifugeuses actives, réparties dans plusieurs installations pour limiter l’impact des frappes ciblées. La dispersion géographique des sites permettait en théorie à l’Iran de poursuivre son développement nucléaire même après des frappes localisées. Mais Israël, si on en croit son ambassadeur, a porté un coup décisif au programme nucléaire iranien…