Le De Grasse : l’arme silencieuse à longue portée de la France
Le De Grasse : l’arme silencieuse à longue portée de la France

Furtif, endurant, redoutablement armé : avec son nouveau sous-marin nucléaire d’attaque, la France muscle sérieusement sa dissuasion. Le De Grasse, quatrième fleuron du programme Barracuda, peut frapper à plus de 1 000 km sans être vu, ni entendu. Et l’État assume : « La France peut frapper où elle veut ».

Une bête de guerre sous les mers

Derrière ce monstre d’acier, 10 milliards d’euros d’investissements, vingt ans de développement, et un chantier industriel hors normes. Construit à Cherbourg par Naval Group, en partenariat avec TechnicAtome, le De Grasse remplace peu à peu la vieille génération des sous-marins Rubis. Il pourra patrouiller plus de 270 jours par an, grâce à un réacteur nucléaire à eau pressurisée identique à celui du Charles de Gaulle. Mais surtout, il embarque les missiles de croisière MdCN, capables de frapper des cibles à plus de 1 000 kilomètres, ainsi que des Exocet et des torpilles lourdes. Ajoutez un sas pour forces spéciales et des modules pour drones sous-marins : c’est un couteau suisse stratégique, taillé pour les conflits de demain.

Une puissance assumée, une souveraineté réaffirmée

Avec le Barracuda, la France confirme son rang de puissance technologique et militaire indépendante. Seuls quelques pays dans le monde peuvent concevoir de tels sous-marins. En renforçant à la fois sa flotte et celle de l’OTAN, Paris se positionne comme pilier de la dissuasion en Atlantique et en Méditerranée. Les essais en mer du De Grasse sont prévus pour 2026. Mais le message est déjà clair : la France, discrète sous l’eau, frappe fort sur la scène stratégique.

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