Le cessez-le-feu fragile entre Israël et l’Iran semblait se maintenir mercredi, alors qu’un envoyé spécial du président américain Donald Trump a déclaré que des pourparlers de paix étaient en cours et jugés « prometteurs », suscitant un espoir prudent d’apaisement après douze jours d’affrontements qui ont mené la région au bord d’un conflit généralisé.
Selon trois diplomates présents aux discussions, l’émissaire américain s’est entretenu mardi à Oman avec des représentants iraniens dans ce qui constitue la première réunion bilatérale ouverte entre Washington et Téhéran depuis la reprise des hostilités. Les discussions auraient porté principalement sur la garantie de sécurité mutuelle et sur la réduction des activités militaires iraniennes à proximité d’Israël. L’envoyé a qualifié les échanges de « directs, fermes mais productifs ».
Ce développement survient alors que la trêve annoncée en début de semaine par Donald Trump, après une série de frappes israéliennes et américaines contre des installations nucléaires iraniennes, semble tenir malgré des accusations réciproques de violations. L’armée israélienne a affirmé mardi avoir intercepté deux drones « probablement lancés depuis l’Iran », tandis que Téhéran a démenti toute attaque, dénonçant à son tour une incursion israélienne ayant coûté la vie à un scientifique nucléaire.
Lors d’un rassemblement à Téhéran mardi soir, des milliers d’Iraniens ont exprimé leur soutien aux forces armées, brandissant des pancartes appelant à la résistance tout en saluant « la retenue stratégique » de la République islamique. Les dirigeants iraniens, bien que silencieux sur les pourparlers, ont souligné leur volonté de défendre la souveraineté nationale sans pour autant chercher l’escalade.
Le président Trump, qui s’est exprimé brièvement depuis La Haye en marge du sommet de l’OTAN, a évoqué « une opportunité réelle d’éviter un bain de sang inutile » et a réaffirmé qu’il n’était pas question pour les États-Unis de poursuivre des frappes supplémentaires « à ce stade ». Il a également indiqué que Washington continuerait à jouer un rôle de médiateur tant que les deux camps restaient à la table.
Les alliés européens, notamment la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne, ont appelé mardi à un retour rapide aux négociations diplomatiques, exhortant l’Iran à participer de manière constructive à un dialogue global. Le chancelier allemand Friedrich Merz a déclaré qu’« une désescalade durable exige un cadre de confiance et de transparence auquel tous doivent adhérer ».
Alors que la tension reste palpable, la communauté internationale garde les yeux rivés sur cette fragile trêve, dont la pérennité pourrait dépendre des avancées obtenues dans les prochaines heures. Un nouvel échec diplomatique risquerait de rouvrir les hostilités et d’embraser à nouveau la région.