Le Parlement grec a validé jeudi soir l’acquisition de 36 systèmes d’artillerie de roquettes PULS auprès d’Israël, pour un montant d’environ 650 millions d’euros. Deux responsables au fait du dossier ont confirmé à Reuters que cet achat s’inscrit dans la vaste stratégie de modernisation des forces armées grecques, alors que le pays cherche à renforcer ses capacités militaires face aux tensions persistantes avec la Turquie.
La Grèce prévoit de consacrer près de 28 milliards d’euros à sa défense d’ici 2036, une ambition rendue possible par la sortie progressive de la crise de la dette qui a durement frappé l’économie entre 2009 et 2018. Athènes entend ainsi moderniser son arsenal et maintenir un équilibre stratégique dans la région, dans un contexte géopolitique marqué par des rivalités historiques avec Ankara.
Les systèmes PULS, fabriqués par Elbit Systems, représentent une avancée importante pour les capacités d’artillerie du pays. Déjà présentés lors du salon de la défense DEFEA à Athènes, ces lance-roquettes permettent une grande précision et une flexibilité opérationnelle accrue, complétant les efforts grecs pour renforcer à la fois ses moyens aériens, navals et terrestres.
Cette nouvelle commande confirme la volonté d’Athènes de poursuivre des partenariats de défense variés et de consolider ses alliances stratégiques, tout en accélérant le renouvellement de son matériel militaire. Elle s’inscrit dans une politique de réarmement plus large qui vise à répondre aux défis sécuritaires régionaux et à assurer la stabilité en Méditerranée orientale.