L’armée israélienne a poursuivi samedi son offensive à Gaza, notamment dans la ville de Gaza, où elle affirme démanteler des tunnels souterrains et des bâtiments piégés. Selon les autorités sanitaires locales, 34 Palestiniens ont été tués lors des dernières frappes.
Cette intensification survient alors que dix pays, parmi lesquels l’Australie, la Belgique, le Royaume-Uni et le Canada, doivent reconnaître officiellement un État palestinien lundi, à la veille de l’Assemblée générale annuelle de l’ONU. Israël a parallèlement lancé une vaste campagne de démolitions ciblant les immeubles de grande hauteur dans Gaza-ville, menée de front avec une opération terrestre.
Les forces israéliennes contrôlent désormais les faubourgs orientaux de Gaza-ville et pilonnent les quartiers de Sheikh Radwan et Tel Al-Hawa, d’où elles pourraient avancer vers le centre et l’ouest de la ville, où se trouvent la majorité des habitants. Selon l’armée, environ 20 tours résidentielles ont été détruites au cours des deux dernières semaines, tandis que quelque 350 000 habitants ont fui la ville depuis début septembre. Près de 600 000 personnes y resteraient toutefois piégées.
Samedi, la branche armée du Hamas a diffusé une image de plusieurs otages israéliens sur Telegram, avertissant que leur vie était menacée par les bombardements. Israël estime qu’environ 48 otages se trouvent encore à Gaza, dont une vingtaine seraient vivants.
Après près de deux ans de guerre, les autorités sanitaires de Gaza avancent un bilan de plus de 65 000 morts palestiniens, ainsi que des destructions massives ayant provoqué famine et déplacements multiples de la population. Israël affirme de son côté que la crise humanitaire est amplifiée et que le conflit cesserait si le Hamas se rendait, libérait les otages, rendait ses armes et se dissolvait.
La guerre avait éclaté le 7 octobre 2023, lorsque le Hamas avait lancé une attaque en Israël, faisant 1 200 morts et enlevant 251 personnes. Cet épisode continue de peser lourdement sur la région et sur les perspectives d’une résolution politique.