Mardi 28 avril, le tribunal judiciaire de Cambrai (Nord) a condamné un homme de 28 ans à huit mois de prison avec sursis probatoire pendant deux ans pour l’achat d’une poupée sexuelle à caractère pédopornographique et la détention d’images pédopornographiques. À l’audience comme en garde à vue, le prévenu a reconnu les faits. Les enquêteurs avaient mis la main sur des photos de filles très jeunes, décrites comme ayant un visage asiatique, un détail qui en dit long sur la précision des recherches et l’ombre portée de ce type de dossiers.
Une perquisition, des accessoires d’enfant et un profil surveillé
Une perquisition, des accessoires d’enfant et un profil surveillé Tout part d’un achat en ligne, en octobre 2025, sur AliExpress. L’homme commande ensuite une seconde poupée « de taille adulte », puis annule rapidement. Chez lui, les gendarmes découvrent des vêtements pour enfants achetés spécialement pour la poupée et même une petite piscine gonflable destinée aux tout-petits. Un expert psychiatre évoque une attirance pour des enfants, avec un « profil particulier de jeunes filles », formulation clinique, froide, qui tranche avec la matérialité des objets saisis, eux, beaucoup plus parlants.
Au-delà de la peine, la décision encadre. Obligation de travailler ou de se former, soins psychologiques et psychiatriques, interdiction d’exercer une activité au contact de mineurs pendant dix ans, inscription au FIJAISV, le fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes. Le prévenu dispose de dix jours pour faire appel. Dans ce type d’affaire, la justice avance sur une ligne étroite, sanctionner, contrôler, prévenir, alors que les achats se font derrière un écran et que les filières d’importation continuent de tester les limites, en France comme ailleurs, au rythme des colis qui arrivent et des enquêtes qui suivent.
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