Israël examine l’offre du Hamas d’une trêve de 60 jours et d’une libération partielle des otages
Israël examine l’offre du Hamas d’une trêve de 60 jours et d’une libération partielle des otages

Israël étudie la réponse du Hamas à une proposition de cessez-le-feu de 60 jours incluant la libération de la moitié des otages encore détenus à Gaza, ont déclaré mardi deux responsables israéliens. Toutefois, une source politique à Jérusalem a insisté : pour que la guerre prenne fin, tous les captifs israéliens devront être libérés.

Les discussions ont pris de l’ampleur la semaine dernière, après qu’Israël a annoncé son intention de lancer une nouvelle offensive terrestre visant à s’emparer de la ville de Gaza, cœur stratégique de l’enclave palestinienne. Dans le même temps, le Premier ministre Benjamin Netanyahu doit évaluer la faisabilité de l’offre transmise par le Hamas.

Selon un responsable du mouvement islamiste, la proposition inclut l’échange de 10 otages vivants et de 18 dépouilles contre la libération de 200 détenus palestiniens en Israël, ainsi qu’un nombre non spécifié de femmes et de mineurs incarcérés. Le Hamas demande également la remise en liberté de plusieurs centaines de prisonniers originaires de Gaza. Deux sources de sécurité égyptiennes ont confirmé ces détails, soulignant l’implication active du Caire dans la médiation.

L’accord en discussion s’inscrit dans un cadre plus large, soutenu par les États-Unis et favorisé par les médiateurs égyptiens et qataris, qui cherchent à relancer des négociations indirectes entre les deux camps. Israël, de son côté, exige depuis des mois la libération d’au moins 50 otages, dont seulement une vingtaine seraient encore en vie, selon une source politique israélienne.

Sur le terrain, l’armée israélienne continue de planifier une offensive de grande ampleur contre Gaza-Ville, alors que les frappes se poursuivent et que la situation humanitaire reste critique. La perspective d’un cessez-le-feu, même temporaire, est perçue comme une opportunité fragile pour faire avancer les discussions, mais l’écart demeure important entre les conditions posées par les deux camps.

Alors que les médiateurs intensifient leurs efforts, l’équilibre entre les impératifs militaires d’Israël et les revendications du Hamas rend toute percée diplomatique incertaine. Le sort des otages reste au centre du bras de fer, condition indispensable, pour Jérusalem, à la fin d’un conflit qui dure depuis près de deux ans.

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