La République démocratique du Congo et le Rwanda ne signeront pas cette semaine l’accord économique régional initialement prévu, un revers qui fragilise les tentatives diplomatiques visant à apaiser les tensions entre les deux pays.
Ce cadre économique devait constituer un volet essentiel du processus plus large de négociations menées avec l’appui des États-Unis, qui espèrent favoriser une paix durable et attirer des investissements dans une région stratégique, riche en minerais.
Le projet, soutenu par Washington, visait à renforcer la coopération régionale en matière de commerce et d’infrastructures. Mais les tensions persistantes, notamment liées aux accusations de soutien du Rwanda à la rébellion du M23 opérant dans l’est du Congo, ont empêché la signature de l’accord.
Cette année, les rebelles soutenus par Kigali ont réalisé des avancées territoriales significatives dans l’est congolais, accentuant la méfiance de Kinshasa et compliquant toute tentative de rapprochement.
Le président américain Donald Trump, qui a fait du développement économique et de l’accès aux ressources stratégiques une priorité diplomatique, espérait utiliser cet accord comme un levier pour attirer des capitaux étrangers et stabiliser une zone secouée par des décennies de conflits.
L’absence de signature illustre les obstacles persistants au dialogue entre Kinshasa et Kigali, malgré la pression internationale croissante pour éviter une nouvelle escalade militaire dans la région des Grands Lacs.