Pouvoir d’achat, les Français rêvent de 507 euros de plus chaque mois @pixnio
Pouvoir d’achat, les Français rêvent de 507 euros de plus chaque mois @pixnio

Le portefeuille reste la première angoisse des ménages, même si la tension s’est légèrement relâchée depuis un an. Selon le dernier baromètre Cofidis, publié début septembre, 38 % des Français citent le pouvoir d’achat comme leur inquiétude majeure, devant la santé (36 %) et l’insécurité (34 %). Ils étaient treize points de plus à exprimer la même crainte en 2024, mais l’amélioration est loin d’effacer les difficultés : seuls 18 % estiment bénéficier d’un pouvoir d’achat élevé, contre 23 % l’an dernier. L’inflation, bien qu’en baisse par rapport aux pics de 2022 et 2023, reste le grand accusé. Près des trois quarts des sondés jugent que la hausse des prix est la première cause d’érosion de leur budget. Et ses effets se font sentir partout : 78 % pointent l’alimentation, 76 % la santé et 71 % l’énergie. La perception est même persistante pour 43 % des personnes interrogées, qui ont le sentiment que les prix augmentent au même rythme depuis plusieurs années.

Un budget idéal fantasmé

Lorsqu’on leur demande combien il faudrait ajouter chaque mois pour vivre « confortablement », les Français répondent en moyenne 507 euros. Ce montant est inférieur aux 556 euros exprimés en 2024, mais se rapproche de celui de 2022, lorsque l’inflation culminait à 5,2 %. Avec cet argent en plus, l’alimentation serait la première bénéficiaire (40 %), même si cette priorité recule de 15 points en un an. Viennent ensuite les loisirs (33 %) et l’équipement du foyer (25 %).

Des arbitrages douloureux

Face à cette équation impossible, les comportements évoluent. Six Français sur dix réduisent leurs dépenses jugées non essentielles, plus de la moitié scrutent systématiquement les prix avant d’acheter et près d’un tiers parvient à épargner, un taux en légère hausse. Les secteurs de l’habillement et des loisirs sont les plus touchés par ces coupes budgétaires. Malgré cette discipline forcée, le découvert bancaire progresse. 38 % des sondés déclarent y être confrontés, deux points de plus qu’en 2024. Et les montants s’alourdissent : en moyenne 411 euros, soit 85 euros de plus en un an. Preuve que, derrière les statistiques d’inflation en recul, la réalité quotidienne reste marquée par une course permanente pour maintenir l’équilibre des comptes.

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