Oléron - l’appel d’offres pour le parc éolien en mer tourne au fiasco @public domains
Oléron - l’appel d’offres pour le parc éolien en mer tourne au fiasco @public domains

Coup de tonnerre au large de l’île d’Oléron. Le 24 septembre, Bercy a annoncé que l’appel d’offres pour la construction et l’exploitation du futur parc éolien marin de 1 gigawatt avait été déclaré infructueux. Aucun industriel n’a finalement déposé de candidature pour ce projet de 180 km² prévu à 40 kilomètres des côtes charentaises. C’est une première depuis le lancement de la filière éolienne offshore française. Et un signal inquiétant pour l’avenir de cette énergie dans le golfe de Gascogne, où les ambitions de l’État semblaient pourtant solides. La date de mise en service visée en 2032 est désormais hors de portée.

Un désaveu industriel qui interroge

Neuf candidats avaient été présélectionnés en 2022 par la Commission de régulation de l’énergie. Tous ont finalement renoncé à déposer un dossier. Les contraintes techniques, environnementales et économiques se sont accumulées, refroidissant des groupes déjà fragilisés par la flambée des coûts de production. Le ministère de l’Économie reconnaît qu’il doit analyser les causes de ce désistement général avant de relancer, éventuellement, une nouvelle procédure. Le préfet de Charente-Maritime avait anticipé cette hypothèse dès l’été, évoquant la possibilité d’un nouvel appel d’offres sur un calendrier resserré. Pour l’heure, aucun engagement n’a été pris.

Un coup dur pour la filière atlantique

Pour les acteurs locaux, l’échec est rude. Le port de La Rochelle comptait sur l’implantation du parc pour développer ses activités de logistique et d’assemblage, et espérait des retombées économiques importantes pour la région. Le fiasco d’Oléron jette une ombre sur la dynamique de l’éolien en mer, déjà critiqué par une partie des riverains et des associations de protection de l’environnement. Le projet OL1 devait être l’un des symboles de la transition énergétique sur la façade atlantique. Il se transforme aujourd’hui en casse-tête politique et industriel. Reste à savoir si l’État saura rebondir pour éviter que le sud du golfe de Gascogne ne devienne une zone blanche de l’éolien offshore français.

Que retenir rapidement ?

Coup de tonnerre au large de l’île d’Oléron. Le 24 septembre, Bercy a annoncé que l’appel d’offres pour la construction et l’exploitation du futur parc éol

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