Les parlementaires britanniques ont lancé un appel remarqué en faveur d’une nouvelle approche du Fonds national de la richesse (NWF), estimant que cet investisseur public doit être autorisé à prendre des risques et à accepter que certains projets qu’il soutient puissent échouer. Ce plaidoyer, émis mardi, vise à libérer le potentiel de ce fonds souverain dans le financement d’infrastructures et d’entreprises locales pour stimuler la croissance économique nationale.
Le rapport de la commission du Trésor de la Chambre des communes souligne qu’une aversion excessive pour l’échec pourrait brider l’efficacité du fonds. Les législateurs estiment qu’une certaine tolérance aux échecs est le prix à payer pour engager des paris stratégiques sur des projets innovants ou à long terme, essentiels pour la compétitivité du pays.
Créé l’année dernière par le gouvernement travailliste, le NWF a pour mission explicite de dynamiser l’économie britannique en mobilisant des capitaux privés aux côtés des financements publics. Son objectif est d’agir comme un catalyseur pour des investissements qui, sans son intervention, ne verraient peut-être pas le jour en raison de leur risque perçu ou de leurs horizons de rendement lointains.
Cependant, les députés pointent du doigt un défi de taille : l’ampleur limitée des financements actuellement disponibles pour le fonds. Selon leur analyse, cette contrainte budgétaire pourrait significativement réduire la portée et l’impact du NWF, l’empêchant de déployer la puissance de feu nécessaire pour véritablement transformer le paysage économique.
Ce débat intervient alors que le Royaume-Uni cherche à stimuler une croissance atone et à rattraper son retard en matière d’investissement public dans les infrastructures par rapport à d’autres nations dotées de fonds souverains plus importants. La question centrale est de trouver le bon équilibre entre la prise de risque nécessaire à l’innovation et la responsabilité dans la gestion de l’argent public.