L’Égypte prépare une nouvelle politique commerciale pour réduire le coût des importations et anticiper les futurs accords régionaux (AP)
L’Égypte prépare une nouvelle politique commerciale pour réduire le coût des importations et anticiper les futurs accords régionaux (AP)

L’Égypte travaille à la mise en place d’une nouvelle politique commerciale destinée à mieux encadrer ses importations et à se positionner stratégiquement face aux prochains accords économiques régionaux. L’annonce a été faite mercredi par la ministre de la Planification, du Développement économique et de la Coopération internationale, Rania Al-Mashat, lors du sommet Reuters NEXT du Golfe à Abou Dhabi.

Selon la ministre, cette réforme vise à adapter la politique commerciale du pays à un contexte international en rapide évolution, marqué par la hausse des coûts des matières premières, les tensions sur les chaînes d’approvisionnement et les nouveaux partenariats régionaux en cours de négociation. « Le coût et le prix des importations en provenance de différentes régions feront partie intégrante du nouveau cadre que nous développons », a précisé Al-Mashat.

L’Égypte, l’un des plus grands importateurs de blé au monde, est particulièrement exposée aux fluctuations des prix mondiaux et à la dépréciation de sa monnaie. Le pays cherche donc à diversifier ses sources d’approvisionnement et à renforcer sa résilience face aux chocs économiques extérieurs. Cette nouvelle stratégie devrait inclure une révision des accords existants avec ses partenaires du Moyen-Orient, d’Afrique et d’Asie, afin d’améliorer les conditions d’échange et de soutenir la production locale.

Ces ajustements s’inscrivent également dans le cadre des réformes structurelles engagées par le gouvernement égyptien avec l’appui du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale. Ils visent à relancer la croissance, attirer les investissements étrangers et réduire le déficit commercial du pays, aggravé par la hausse des importations de produits énergétiques et alimentaires.

Rania Al-Mashat a souligné que l’Égypte comptait tirer parti de sa position géographique stratégique, entre l’Afrique, le monde arabe et l’Europe, pour devenir une plateforme régionale de commerce et de logistique. Le gouvernement espère que cette nouvelle politique contribuera à stabiliser l’économie et à alléger la pression sur les finances publiques, dans un contexte marqué par une inflation persistante et une dette extérieure élevée.

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