Une ancienne otage israélienne du Hamas brise le silence sur des violences sexuelles subies à Gaza
Une ancienne otage israélienne du Hamas brise le silence sur des violences sexuelles subies à Gaza

Une Israélienne libérée après plusieurs mois de captivité à Gaza affirme avoir été victime d’agressions sexuelles répétées au début de sa détention. Dans un témoignage télévisé diffusé en Israël, Romi Gonen, 25 ans, explique avoir décidé de parler publiquement après sa libération en janvier 2025, affirmant ne plus vouloir se taire.

Enlevée lors de l’attaque du 7 octobre 2023 alors qu’elle se trouvait au festival de musique Nova, près de la bande de Gaza, la jeune femme décrit des violences commises par plusieurs hommes durant sa captivité. Sans employer explicitement le terme de viol, elle évoque des agressions sexuelles de nature et d’intensité différentes, accompagnées de menaces directes visant à l’empêcher de témoigner.

Un témoignage rare depuis les libérations

Romi Gonen raconte notamment des épisodes de contrainte, de peur et d’humiliation, ainsi que l’usage d’armes pour la réduire au silence. Elle affirme avoir été avertie qu’elle serait tuée si elle révélait ce qu’elle avait subi. Selon elle, ces violences ont marqué les premières semaines de sa détention.

Si d’autres ex-otages israéliens ont déjà fait état de mauvais traitements, les témoignages détaillés concernant des violences sexuelles restent rares. Le Hamas a toujours nié de telles accusations. Le mois dernier, Amnesty International a néanmoins accusé le mouvement islamiste palestinien et d’autres groupes armés de crimes contre l’humanité, citant notamment des cas de torture, de disparitions forcées et de violences sexuelles.

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