L’avocat général a requis jeudi 27 ans de réclusion criminelle contre Lakhdar Matoug, jugé devant la cour d’assises de Paris pour le meurtre de son épouse, dont le corps avait été démembré avant que les restes ne soient dispersés dans le parc des Buttes-Chaumont, dans le 19e arrondissement de Paris.
Au terme de quatre jours d’audience, l’accusation a demandé une lourde peine à l’encontre de cet homme présenté comme un travailleur sans histoire. Selon l’enquête, il a étranglé sa femme avant de découper son corps et d’abandonner les différentes parties dans le parc parisien afin de dissimuler son crime.
Un mobile toujours difficile à établir
Les débats n’ont pas permis de déterminer avec précision les circonstances ayant conduit au passage à l’acte. Malgré les interrogatoires et les témoignages entendus au cours du procès, les motivations de l’accusé demeurent largement inexpliquées.
L’avocat général a néanmoins estimé que la gravité des faits, ainsi que les actes commis après le meurtre pour tenter d’effacer les traces du crime, justifiaient une condamnation à 27 années de réclusion criminelle.
Verdict attendu ce vendredi
Les avocats de la défense doivent présenter leurs plaidoiries ce vendredi avant que la cour d’assises ne se retire pour délibérer. Le verdict est attendu dans la foulée, mettant un terme à ce procès consacré à l’une des affaires criminelles les plus marquantes survenues ces dernières années dans la capitale.
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