La cour criminelle de Martinique a condamné mercredi un homme de 58 ans à quinze ans de réclusion criminelle pour des faits de torture, d’actes de barbarie et de viols commis sur son épouse pendant près de vingt ans. Le verdict, rendu à huis clos à la demande de la victime, est conforme aux réquisitions du parquet.
Selon les éléments exposés à l’audience, la victime a vécu durant de longues années sous une emprise totale : enfermement, isolement, privations, violences physiques extrêmes et agressions sexuelles répétées. Les expertises ont mis en évidence des séquelles corporelles durables et un traumatisme psychologique profond, confirmant la gravité exceptionnelle des faits.
Une décision saluée par les parties civiles et les associations
La juridiction a retenu l’altération du discernement de l’accusé, atteint d’une pathologie psychiatrique, sans que cela ne remette en cause sa responsabilité pénale. Les magistrats ont souligné que la violence s’inscrivait dans un rapport de domination installé dès le début de la relation.
Les parties civiles et les associations ont salué une décision jugée essentielle pour briser le silence autour des violences conjugales. La victime, qui n’avait pu porter plainte qu’en 2021, a entamé depuis un processus de reconstruction personnelle et professionnelle, tandis que les associations rappellent la nécessité d’une vigilance collective face aux violences intrafamiliales.