Jusqu’à huit mois de prison ferme pour les cyberharceleurs antisémites de Magali Berdah
Jusqu’à huit mois de prison ferme pour les cyberharceleurs antisémites de Magali Berdah

Six personnes ont été condamnées ce mercredi 30 avril à Paris pour cyberharcèlement moral aggravé ou menaces de mort à caractère antisémite à l’encontre de Magali Berdah. Le tribunal correctionnel a prononcé des peines allant de six mois avec sursis à huit mois ferme, pour des messages haineux diffusés sur Instagram, Telegram ou WhatsApp après un message de soutien à Israël publié le 8 octobre 2023 par l’agente d’influenceurs.

Cette publication, postée au lendemain des attaques du Hamas, avait déclenché une campagne de harcèlement d’une rare violence, avec injures, menaces, et appels explicites à l’extermination des Juifs. Le numéro personnel de la femme d’affaires avait même été diffusé, amplifiant les intimidations. Une septième personne, absente pour raisons médicales, sera jugée ultérieurement.

Des peines exemplaires pour des faits graves

Les prévenus (cinq femmes et un homme) ont tous été condamnés à verser des amendes (de 300 à 500 euros), à suivre un stage de citoyenneté et à respecter une interdiction de contact avec la victime pendant trois ans. Ils devront aussi lui verser 10 000 euros de dommages et intérêts. Aucun d’entre eux n’était présent à l’audience. Magali Berdah, elle, a exprimé son soulagement.

Pour ses avocats, ce verdict marque une étape importante. « L’expression de la haine antisémite n’a sa place nulle part, y compris sur les réseaux sociaux », ont déclaré Mes Gravelin-Rodriguez, Pardo et Kaminski, qui rappellent qu’au total, « 34 personnes ont déjà été condamnées » dans cette affaire. Cette campagne de cyberharcèlement avait déjà conduit à une série de condamnations en 2024. Le rappeur Booba, accusé d’avoir initié ce harcèlement en ligne en 2022, reste mis en examen. Le dossier judiciaire autour de l’affaire Berdah continue de s’étoffer.

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