La cour d’appel de Versailles a confirmé la condamnation d’une femme reconnue coupable d’avoir intoxiqué une famille à Levallois-Perret en 2024, mais sans retenir le caractère antisémite des faits. Cette décision intervient plus de deux ans après l’affaire et va à l’encontre des réquisitions du parquet.
La prévenue avait été condamnée en première instance à trois ans de prison, dont une grande partie ferme, pour avoir introduit des produits toxiques dans des aliments et boissons destinés aux parents d’enfants dont elle avait la garde. Les juges avaient alors souligné la gravité des faits et la rupture de confiance.
Un désaccord persistant sur la qualification des faits
Déjà en première instance, la circonstance aggravante d’antisémitisme n’avait pas été retenue malgré des propos attribués à la nourrice. La cour d’appel a confirmé cette analyse, estimant que ces éléments ne permettaient pas de qualifier juridiquement les faits d’antisémites.
Les avocats de la famille contestent cette décision et annoncent un pourvoi en cassation. Ils estiment que l’absence de reconnaissance de cette circonstance affaiblit la portée des dispositifs juridiques destinés à sanctionner les actes à caractère antisémite.
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