Fraude aux faux SMS à Paris : jusqu’à cinq ans de prison pour un réseau utilisant des dispositifs d’espionnage
Fraude aux faux SMS à Paris : jusqu’à cinq ans de prison pour un réseau utilisant des dispositifs d’espionnage

Le tribunal judiciaire de Paris a condamné sept personnes pour une vaste escroquerie par SMS reposant sur l’utilisation d’IMSI-catchers, des appareils normalement réservés aux services de renseignement. Les peines les plus lourdes, cinq ans de prison ferme, ont été prononcées contre deux dirigeants d’entreprise reconnus comme les principaux organisateurs du dispositif frauduleux.

Entre septembre 2022 et février 2023, les prévenus avaient utilisé ces machines depuis des véhicules circulant dans la capitale afin d’envoyer des messages d’hameçonnage directement vers les téléphones mobiles, sans passer par les réseaux des opérateurs. Les SMS visaient à tromper les victimes pour récupérer leurs données personnelles ou bancaires.

Des millions de téléphones ciblés par le système

Selon l’enquête technique, près de 3,7 millions d’appareils mobiles ont été interceptés par l’une des machines utilisées dans cette affaire. L’opérateur Orange avait alerté les autorités après avoir détecté des anomalies radio inhabituelles dans son réseau, révélant l’existence de ces envois frauduleux.

Le fournisseur chinois ayant vendu les appareils aux organisateurs a également été condamné à quatre ans de prison ferme. Les autres membres du groupe ont écopé de peines allant du sursis à deux ans d’emprisonnement ferme, tandis qu’une prévenue a été relaxée. Les condamnés devront en outre verser des indemnisations symboliques aux parties civiles, dont l’Agence nationale des fréquences et l’opérateur Orange.

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