La Belgique impose le filtrage de dizaines de plateformes de streaming illégales
La Belgique impose le filtrage de dizaines de plateformes de streaming illégales

La Belgique franchit un nouveau cap dans la lutte contre le streaming illégal. À la demande des grands studios américains, la justice a ordonné le blocage d’une soixantaine de sites diffusant films et séries sans autorisation, accessibles depuis le territoire belge. La décision, rendue par le tribunal de l’entreprise de Bruxelles, vise des plateformes parmi les plus fréquentées par les internautes adeptes de contenus piratés.

À l’origine de cette action figure la Motion Picture Association, qui représente notamment Netflix, Disney, Warner Bros, Sony ou Universal. Saisie en référé, la juridiction a estimé que ces sites portaient une atteinte manifeste au droit d’auteur et a autorisé un blocage dit dynamique, permettant d’inclure leurs éventuelles copies ou changements d’adresses.

Un dispositif ciblé et évolutif

La mise en œuvre de l’ordonnance a été confiée au service anti-piratage du SPF Économie, chargé de contraindre cinq fournisseurs d’accès à Internet à restreindre l’accès aux plateformes concernées. Les opérateurs visés devront appliquer les mesures sous peine d’astreintes financières, tandis que d’autres acteurs du numérique, comme les moteurs de recherche ou certains fournisseurs satellites, ne sont pas concernés à ce stade.

Ce mécanisme s’inscrit dans un cadre juridique renforcé depuis 2024, qui permet aux ayants droit d’agir plus rapidement contre les atteintes en ligne. Le choix des intermédiaires à cibler relève désormais d’une stratégie judiciaire assumée, laissant entrevoir de nouvelles actions similaires dans les mois à venir, alors que la pression s’accentue sur l’écosystème du piratage numérique.

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