Miss France 2026 : Camille Cerf intègre le jury. Angélique Angarni-Filopon a voulu rendre sa couronne suite aux polémiques. (AP)
Miss France 2026 : Camille Cerf intègre le jury. Angélique Angarni-Filopon a voulu rendre sa couronne suite aux polémiques. (AP)

Pour l’élection de Miss France 2026, la société Miss France a choisi de confier à Camille Cerf, Miss France 2015, un double rôle inédit : celui de membre du jury lors de la cérémonie du 6 décembre à Amiens, et de « marraine » de la nouvelle gagnante. L’ancienne reine de beauté accompagnera en effet la future Miss dans les grandes étapes de son règne, afin de lui offrir un soutien à la fois professionnel et personnel.

Ce dispositif marque une évolution importante dans l’encadrement des Miss. L’idée, imaginée par Frédéric Gilbert, président de la société Miss France, vise à mieux soutenir les jeunes femmes face à la pression médiatique, souvent intense dès les premiers jours qui suivent leur élection.

Une idée née d’un constat et d’une expérience difficile

Cette initiative est directement inspirée de l’expérience d’Angélique Angarni-Filopon, Miss France 2025, qui a traversé une année particulièrement éprouvante. Dès son élection en décembre 2024, la Martiniquaise de 34 ans, la plus âgée de l’histoire du concours, a été la cible de nombreuses critiques et d’un déferlement de haine en ligne.

Ses premières apparitions médiatiques ont suscité la controverse. Dans Sept à Huit, elle avait refusé de commenter l’affaire Pelicot, récemment jugée, avant de décliner la question « Êtes-vous Charlie ? » lors d’une interview sur Sud Radio, dix ans après les attentats de Charlie Hebdo. Ces choix, perçus par certains comme une forme de réserve, ont provoqué un tollé médiatique.

Face aux attaques répétées, Frédéric Gilbert explique avoir pris des mesures de protection : « J’ai demandé à l’attachée de presse de lever le pied médiatiquement pour protéger la Miss et la marque. Elle a reçu des menaces de mort. Nous avons dû renforcer sa sécurité, faire un signalement à la police et elle a déposé plusieurs mains courantes. »

« Angélique voulait rendre sa couronne »

Lors d’une conférence de presse tenue vendredi à la Tour TF1, le président de la société Miss France a révélé qu’Angélique Angarni-Filopon avait envisagé de renoncer à son titre. « En février, après la vague de harcèlement depuis son élection, Angélique voulait rendre sa couronne. Elle voulait arrêter parce que c’était trop dur, trop lourd », a-t-il confié.

Si elle a pu compter sur la solidarité d’anciennes Miss France, la jeune femme n’a pas bénéficié d’un accompagnement encadré comme celui dont profitaient les reines de beauté lors des années Sylvie Tellier ou Cindy Fabre. « Je n’ai pas eu l’écharpe, reconnaît Frédéric Gilbert. Les anciennes Miss, elles, savent ce que cela représente, la violence médiatique, la pression, les attentes. Il n’y a qu’elles qui peuvent comprendre. »

Camille Cerf, un rôle sur mesure

Le choix de Camille Cerf s’est imposé naturellement. Miss France 2015 connaît bien la mécanique du concours, et elle avait déjà, lors de son stage au sein de la société Miss France en 2017, proposé la création d’un poste de marraine dans son mémoire de fin d’études.

« Le but est d’accompagner la nouvelle Miss dès le lendemain de son élection, pour l’aider à gérer ses nouvelles responsabilités et l’épauler dans les moments importants », explique Camille Cerf. « Les débuts dans les médias sont intimidants. Certains journalistes posent des questions piégeuses, et c’est facile de se sentir dépassée. L’objectif, c’est de l’aider à être à l’aise et confiante. On n’a pas deux fois l’occasion de faire une bonne première impression. »

Camille Cerf souhaite avant tout transmettre les leçons tirées de sa propre expérience : « Pendant mon année, j’ai beaucoup joué à la Miss France sans vraiment l’être, parce qu’on porte le poids d’une marque et d’une institution. Mais être Miss France, qu’est-ce que cela veut dire ? Il y a des règles : pas de politique, pas de religion, l’idée est d’apporter du bonheur. Ce que je veux, c’est aider la nouvelle Miss à trouver l’équilibre entre son rôle et sa personnalité. »

Angélique Angarni-Filopon de retour sous les projecteurs

La conférence de presse du 7 novembre a également marqué le retour d’Angélique Angarni-Filopon sur la scène médiatique. Longtemps discrète, la Martiniquaise a présenté le dispositif de l’élection 2026 et s’apprête à accueillir les trente candidates sur son île natale.

Le voyage de préparation débutera le 9 novembre en Martinique, où les concurrentes découvriront les beautés locales sous la conduite de Miss France 2025. « J’ai hâte de débuter l’aventure avec elles. J’étais à leur place il y a un an, je sais ce qu’elles ressentent », confie-t-elle.

Durant ce séjour, les participantes bénéficieront aussi des conseils d’autres anciennes lauréates : Clémence Botino animera les ateliers de catwalk, tandis qu’Amandine Petit travaillera avec elles sur la prise de parole et la confiance en soi. Après une semaine sous le soleil antillais, elles s’envoleront vers Amiens pour les répétitions du show.

L’élection de Miss France 2026 se déroulera le 6 décembre à Amiens.

Que retenir rapidement ?

Pour l’élection de Miss France 2026, la société Miss France a choisi de confier à Camille Cerf, Miss France 2015, un double rôle inédit : celui de membre d

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