Invitée de Sonia Devillers dans Le Grand Portrait sur France Inter, Alice Taglioni a évoqué son rapport au corps, les remarques subies plus jeune et la place du piano dans son parcours. L’actrice explique avoir longtemps cherché à se protéger du regard des autres.
« J’étais ronde, je faisais 1m79, j’étais visible.«
Alice Taglioni était invitée sur France Inter dans Le Grand Portrait, au micro de Sonia Devillers. Dans cette émission, l’actrice est revenue sur une période où elle dit ne pas avoir été à l’aise avec son corps : « Quand je dis que je n’étais pas à l’aise dans mon corps, il n’y a pas que moi qui le savais. Moi, j’ai fait face à des… Maintenant, on appelle ça la grossophobie. »
Interrogée sur ce qu’elle a vécu, Alice Taglioni décrit un sentiment d’exposition lié à son apparence physique : « Oui, j’étais ronde, je faisais 1m79, j’étais visible. En fait, je vais vous dire, j’avais des formes, de la poitrine, des hanches… J’étais trop visible. C’est exactement ça. »
Elle explique alors avoir cherché un moyen de se mettre à distance du regard des autres. Ce rôle, selon elle, a été joué par le piano : « Il faut trouver un moyen de se cacher. Et le piano a été formidable, parce qu’il m’a cachée. »
« Le besoin d’être aimée«
Sonia Devillers a répondu a l’actrice qu’elle a pourtant choisi une carrière exposée, « sous le regard des autres ». Alice Taglioni a explique ce paradoxé par le besoin d’être reconnue autrement : « Le besoin d’être aimée, évidemment. Regardée pour ce que j’étais. »
L’actrice raconte aussi que le cinéma a changé son regard sur elle-même. Elle se souvient de la première fois où quelqu’un lui a dit qu’on la trouvait jolie, et de sa réaction en se voyant à l’écran : « Moi, la première fois que l’on m’a dit que l’on me trouvait jolie et que je me suis vue à l’écran, je me suis dit : “Mais c’est pas possible !” » Elle explique que cette image filmée lui a permis de se percevoir différemment : « Et en fait, je me suis vue à l’écran et je me suis vue différemment. J’ai regardé quelqu’un qui était devant moi, sur un écran. Ce n’était pas du tout moi devant la glace, ça n’a rien à voir. »
Regardez un extrait de l’interview de Alice Taglioni sur France Inter :
Communauté
Commentaires
Les commentaires sont ouverts, mais protégés contre le spam. Les premiers messages et les commentaires contenant des liens passent par une validation manuelle.
Soyez le premier à commenter cet article.