Le 13 octobre dernier, sur France Inter, Benjamin Biolay n’avait pas mâché ses mots à propos du président argentin Javier Milei. Interrogé sur la situation politique de son pays d’origine, le chanteur avait prédit un avenir incertain pour le dirigeant libéral : «C’est un peu pire qu’hier. Un désastre. Il va sortir sa tronçonneuse, mais je n’ai pas l’impression que ça va bien se passer pour lui aux élections.»
Ces propos, tenus quelques semaines avant les élections législatives de mi-mandat, circulent à nouveau sur les réseaux sociaux, largement partagés par des internautes qui s’amusent de voir à quel point le chanteur, d’une condescendance qui en a irrité plus d’un, s’est totalement planté !
Une victoire écrasante pour Javier Milei
Contrairement aux prévisions de Benjamin Biolay, Javier Milei a remporté une victoire écrasante lors des législatives argentines. Son parti La Libertad Avanza a recueilli près de 41 % des voix, selon les résultats officiels partiels, devançant largement le bloc péroniste Fuerza Patria, qui n’a obtenu que 24,5% des suffrages.
Ce score historique renforce considérablement la position du président argentin à mi-chemin de son mandat, consolidant son influence sur le Parlement et légitimant ses réformes ultralibérales. Cette victoire est d’autant plus marquante qu’elle survient après une première année marquée par des politiques économiques radicales et une communication provocatrice.
Une déculottée pour les détracteurs de Milei
Pour de nombreux observateurs, ce scrutin représente bien plus qu’une victoire politique : c’est un plébiscite personnel pour Javier Milei. L’« économiste à la tronçonneuse », surnommé ainsi pour sa promesse de « couper dans les dépenses publiques », renforce sa légitimité face aux opposants qui le considéraient comme une parenthèse populiste.
Les critiques venues du monde culturel souvent déconnecté des réalités, à l’image de Benjamin Biolay, se trouvent ainsi ridiculisées par la réalité électorale.
Milei, plus fort que jamais
À mi-mandat, Javier Milei sort considérablement renforcé de cette épreuve. Sa majorité parlementaire lui permettra de faire avancer plus aisément ses réformes économiques, centrées sur la dérégulation du marché et la réduction drastique du rôle de l’État.
Alors que les opposants dénoncent toujours sa politique « anti-sociale », le président argentin semble avoir réussi son pari : transformer sa popularité médiatique en une assise politique solide. Et ce, contre les pronostics des plus sceptiques, y compris ceux de Benjamin Biolay.