Une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Paris à la suite des incidents survenus jeudi 6 novembre à la Philharmonie de Paris, lors du concert de l’Orchestre philharmonique d’Israël. Selon une source judiciaire citée par BFMTV, une première personne a été mise en examen et placée sous contrôle judiciaire ce dimanche 8 novembre. Trois autres suspects, également interpellés sur place, doivent être présentés à un juge d’instruction dans les prochaines heures.
Le parquet a requis la mise en examen des quatre individus pour plusieurs chefs d’accusation, dont mise en danger d’autrui, dégradation du bien d’autrui par un moyen dangereux, détention de produits incendiaires interdits, organisation non déclarée de manifestation sur la voie publique, refus de relevés signalétiques, ainsi que violences avec usage ou menace d’une arme.
Le contrôle judiciaire imposé comprend notamment une interdiction de paraître à Paris, ainsi qu’aux abords et dans les salles de spectacle.
Des fumigènes et des slogans lors du concert
La Philharmonie de Paris, qui a déposé plainte, a confirmé que le concert avait été interrompu à deux reprises après l’allumage de fumigènes et des échanges houleux entre spectateurs.
Dans un communiqué, l’établissement indique que « des individus ont sciemment cherché à perturber la représentation pour des raisons politiques » et précise que le concert a pu reprendre « dans le calme » après l’évacuation des perturbateurs.
Selon Yonathan Arfi, président du Conseil représentatif des institutions juives de France, les personnes impliquées seraient des militants pro-palestiniens. « Une jeune femme a crié “Israël assassin” et a lancé des tracts », a-t-il déclaré sur BFMTV. « Il n’y avait pas de doute sur le sens de ces interruptions, car elles étaient annoncées par les mobilisations de ces derniers jours », a-t-il ajouté.
Une condamnation ferme du gouvernement
Au lendemain des faits, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a réagi sur les réseaux sociaux, condamnant « fermement les agissements commis hier soir lors d’un concert à la Philharmonie de Paris ». Il a insisté sur le fait que
Le ministre de la Culture Rachida Dati a également exprimé son soutien à la Philharmonie et aux artistes concernés, estimant que « la culture doit rester un espace de paix et de respect ».
La Philharmonie de Paris a annoncé qu’elle maintiendrait l’ensemble de sa programmation « dans le respect de la liberté artistique et de la neutralité culturelle », rappelant que « la musique doit unir et non diviser ».