Hélène Ségara déprogrammée du Festival de Carthage à cause de son soutien à Israël. La chanteuse affirme qu'aucun concert n'était prévu
Hélène Ségara déprogrammée du Festival de Carthage à cause de son soutien à Israël. La chanteuse affirme qu’aucun concert n’était prévu

Le Festival international de Carthage, en Tunisie, a annoncé avoir retiré de sa programmation la chanteuse française Hélène Ségara, initialement annoncée pour un concert le 31 juillet.

Dans un communiqué publié sur ses pages Facebook et Instagram, la direction du festival a indiqué qu’« il a été décidé de retirer de la programmation le spectacle d’Hélène Ségara, initialement prévu dans le cadre de la 59e édition du Festival international de Carthage ». Les organisateurs ont affirmé que cette décision s’inscrivait dans le respect de « l’engagement constant de la Tunisie en faveur du peuple palestinien, pour la restitution de l’ensemble de ses droits et l’établissement de son État indépendant avec Al-Qods pour capitale ».

Cette annonce est survenue après une vague de réactions sur les réseaux sociaux, où des internautes ont critiqué la présence supposée de la chanteuse sur l’affiche, l’accusant de soutenir Israël. Ces accusations se fondent principalement sur sa participation passée à des événements de collecte de fonds organisés par des associations juives.

Hélène Ségara répond : « Aucun concert n’était prévu »

L’artiste, de son côté, assure n’avoir « jamais été engagée » pour se produire en Tunisie. Hélène Ségara a réagi fermement : « J’apprends l’annulation d’un concert que je n’ai jamais signé. Aucun concert n’était prévu », a-t-elle déclaré, niant toute implication contractuelle avec les organisateurs tunisiens.

La chanteuse, connue notamment pour ses titres Il y a trop de gens qui t’aiment ou On n’oublie jamais rien, on vit avec, a également réagi aux accusations d’hostilité envers la cause palestinienne.

« Je n’ai jamais pris position pour Israël. Je chante depuis des années dans les pays arabes », a-t-elle précisé, tout en déplorant recevoir « des messages d’insultes » depuis l’annonce controversée.

Un contexte politique sensible

La polémique prend place dans un contexte particulièrement tendu en Tunisie, où la solidarité avec la cause palestinienne est fortement ancrée dans l’opinion publique. Le pays a hébergé de 1982 à 1994 l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), alors dirigée par Yasser Arafat, et continue d’afficher un soutien clair à la lutte palestinienne. Le président Kaïs Saïed déclare régulièrement son engagement en faveur d’un État palestinien indépendant.

Le Festival international de Carthage, événement culturel important en Afrique du Nord, a été particulièrement scruté cette année, dans un climat politique et social marqué par de fortes tensions régionales.

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