Invité du Figaro la nuit, le chanteur Bénabar a critiqué de façon virulente une partie du paysage médiatique culturel français. L’artiste a visé en particulier la radio publique France Inter et le magazine Télérama, qu’il associe à une forme d’entre-soi influent dans les choix culturels.
Au cours de l’entretien, Bénabar a décrit ce qu’il considère comme un milieu fermé et prescripteur. « Le milieu que je déteste, pour être très caricatural, mais malheureusement ça l’est, Télérama, France Inter, c’est un milieu d’une caste assez imbécile qui pense savoir et qui, sans le savoir, parce qu’ils ne sont pas assez cultivés, ce sont des censeurs d’une certaine façon », a-t-il déclaré.
Le chanteur estime que certains acteurs médiatiques se positionnent comme arbitres du bon goût culturel, une posture qu’il assimile à une forme de censure indirecte. Selon lui, les artistes devraient se tenir à distance de ces cercles d’influence. « Donc moi c’est un milieu que j’affronte volontiers parce que je pense que quand on est, entre guillemets, artiste avec tous les guillemets qu’on peut mettre, il faut éviter les gens qui décident ce qui est bien, ce qui n’est pas bien, parce que c’est ça la censure », a-t-il poursuivi.
« Il y a une volonté de dire aux gens, c’est ça qu’il faut écouter.«
Bénabar a également mis en cause la manière dont certaines recommandations culturelles sont présentées au public. « Il y a une volonté de dire aux gens, c’est ça qu’il faut écouter. France Inter est très connu pour ça, c’est ça qu’il faut écouter, le reste c’est pas bien. Les choix éditoriaux avec un des joyaux du service public, c’est pas des choix éditoriaux en fait », a-t-il affirmé. Et on peut difficilement lui donner tort…