Booba de nouveau mis en examen pour harcèlement aggravé envers Demdem. (DR)
Booba de nouveau mis en examen pour harcèlement aggravé envers Demdem. (DR)

Le rappeur français Booba, de son vrai nom Élie Yaffa, fait une nouvelle fois l’objet d’une mise en examen. Cette fois, il est poursuivi pour harcèlement moral en ligne aggravé à l’encontre de Demdem, l’ex-compagne de Gims. Les faits, qui remonteraient à août 2022, auraient entraîné une incapacité de travail supérieure à huit jours pour la plaignante. Le parquet de Paris a confirmé que Booba est désormais interdit d’entrer en contact avec Demdem.

Cette mise en examen intervient à la suite d’une garde à vue à Paris, durant laquelle le rappeur de 48 ans a été entendu par les enquêteurs. Il avait été interpellé dans le cadre d’une plainte déposée en août 2024 par Gims et Demdem, qui l’accusent de cyberharcèlement et d’atteintes répétées à leur vie privée. À ce stade, Booba a été laissé libre mais reste sous le coup d’une enquête pouvant aboutir à de nouvelles poursuites.

Une plainte de Gims et Demdem pour des faits remontant à plusieurs années

Selon les éléments de l’enquête, Gims et Demdem dénoncent un harcèlement persistant depuis environ six ans. Le couple affirme que Booba a mobilisé une partie de ses admirateurs pour amplifier la campagne de dénigrement à leur encontre, transformant leurs réseaux sociaux en véritables champs de bataille numériques.

Les attaques reprochées à Booba reposent sur plusieurs publications en ligne visant à tourner en dérision le physique ou la vie personnelle du chanteur. L’artiste aurait notamment partagé des clichés de Gims sans lunettes, un accessoire qu’il porte en permanence, accompagnés de commentaires moqueurs. L’un de ses messages, particulièrement relayé, comportait une insulte qualifiée de raciste et dégradante.

La plainte cite également le titre « Dolce Camara », enregistré avec le rappeur SDM, comme le point culminant du harcèlement. Dans cette chanson, Booba fait explicitement référence à Demdem, ce que les plaignants interprètent comme une provocation publique. De son côté, Booba s’est défendu en expliquant que ce morceau répondait à des attaques verbales de Gims à l’encontre de sa propre famille.

Un passé judiciaire marqué par des affaires de harcèlement et d’injures

Cette affaire s’ajoute à une série de démêlés judiciaires déjà en cours pour Booba. En octobre 2023, il avait été mis en examen pour harcèlement moral en ligne aggravé visant Magali Berdah, fondatrice de l’agence Shauna Events et figure du monde des influenceurs. Cette dernière l’accuse d’avoir lancé contre elle une vaste campagne de cyberharcèlement.

Booba doit également comparaître le 3 décembre prochain devant le tribunal pour injure raciste et cyberharcèlement aggravé à l’encontre d’une journaliste et d’un essayiste. Cette audience s’inscrit dans la continuité de plusieurs procédures liées à ses publications sur les réseaux sociaux, souvent jugées offensantes ou discriminatoires.

Une figure du rap devenue polémiste médiatique

Depuis ses débuts dans les années 1990, Booba s’est imposé comme une figure incontournable du rap français, mais aussi comme un personnage controversé, multipliant les provocations publiques et les conflits médiatiques. Ces dernières années, il s’est lancé dans une croisade contre le monde des influenceurs qu’il surnomme les « influvoleurs », dénonçant leurs pratiques commerciales jugées trompeuses.

Son opposition à Magali Berdah a contribué à populariser ce combat, bien que l’enquête ouverte contre l’agente ait finalement été classée sans suite. Booba, lui, continue d’utiliser les réseaux sociaux comme tribune, mêlant engagement, provocations et attaques personnelles, un mélange explosif qui lui vaut aujourd’hui plusieurs procédures judiciaires en parallèle.

Que retenir rapidement ?

Le rappeur français Booba, de son vrai nom Élie Yaffa, fait une nouvelle fois l’objet d’une mise en examen. Cette fois, il est poursuivi pour harcèlement m

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