Disponible dès ce 30 mai sur Apple TV+, Bono : Stories of Surrender offre une immersion intime et stylisée dans la vie du chanteur de U2. Mis en scène par Andrew Dominik, le documentaire capte une performance unique : celle d’un seul en scène où l’artiste mêle récit autobiographique, confidences et musique.
Une performance scénique au cœur du récit
Adapté du spectacle Stories of Surrender : An Evening of Words, Music and Some Mischief, ce documentaire suit Bono dans un dispositif épuré, entre théâtre, concert et confession. Filmé en noir et blanc, l’artiste est seul sur scène, entouré de quelques meubles. Il y raconte son enfance, son histoire d’amour avec Alison, la naissance du groupe U2, et son engagement politique, notamment en Afrique.
Découpé en chapitres, le film débute par un épisode marquant : l’anévrisme dont il a été victime en 2016, événement qui l’a profondément transformé. La voix off de Bono, sa gestuelle, et ses anecdotes pleines d’autodérision confèrent au film un ton personnel, presque poétique. À travers des souvenirs familiaux et des rencontres marquantes, il esquisse un autoportrait sincère, traversé de douleur, d’humour et de foi.
Un documentaire musical et cinématographique
Plus qu’un récit, Stories of Surrender est aussi un concert. Accompagné du Jacknife Ensemble, Bono revisite des titres majeurs du répertoire de U2 : With or Without You, Pride, Beautiful Day ou encore Desire, réarrangés avec une nouvelle sensibilité. La musique devient le fil conducteur d’un récit de vie marqué par la perte, la quête spirituelle et la résilience.
Andrew Dominik, connu pour ses portraits sensibles de figures musicales (Nick Cave notamment), signe ici une mise en scène sobre et maîtrisée, jouant des contrastes visuels et du rythme des chapitres. La caméra capte la gestuelle de l’artiste, le silence entre les mots, les frissons derrière la voix.