L’État injecte un demi-milliard dans l’industrie musicale pour garder le tempo
L’État injecte un demi-milliard dans l’industrie musicale pour garder le tempo

À l’heure où les plateformes numériques, l’intelligence artificielle et la compétition mondiale bouleversent les règles du jeu, l’État mise gros sur la scène musicale française. Un plan de 500 millions d’euros vient d’être annoncé pour soutenir la filière d’ici à 2030, via la banque publique d’investissement Bpifrance. Objectif affiché : muscler les entreprises du secteur, encourager l’innovation et renforcer leur présence à l’international. Rachida Dati, ministre de la Culture, a révélé la mesure lundi 17 juin, en ouverture de la première édition de France Music Week. « Ce n’est pas simplement un chiffre. C’est une ambition », a-t-elle affirmé devant les professionnels rassemblés à la Maison de la radio et de la musique. Les financements, étalés à raison de 100 millions d’euros par an, s’accompagneront d’un soutien complémentaire du Centre national pour la musique, qui a déjà injecté en moyenne 60 millions d’euros par an entre 2020 et 2024.

Un dispositif tripartite pour viser haut

Dans le détail, les 500 millions se répartissent entre plusieurs leviers : 125 millions d’euros seront consacrés à l’accompagnement en fonds propres (notamment pour des entreprises en forte croissance ou des projets de développement international), 340 millions prendront la forme de prêts et de garanties à long terme, tandis que 35 millions viendront financer l’innovation via des appels à projets. La France entend ainsi défendre sa filière musicale dans un contexte mouvant, où les modèles de création comme de diffusion sont sans cesse redéfinis. En point d’orgue de cette stratégie, un concert géant dans les jardins du Louvre clôturera samedi cette semaine musicale, le jour même de la Fête de la musique.

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