La candidature roumaine à l’Eurovision 2026 déclenche déjà une polémique. Intitulée Choke Me (« étrangle-moi »), la chanson interprétée par la chanteuse Alexandra Căpitănescu est critiquée par certains fans et spécialistes qui dénoncent un texte jugé dangereux. Le morceau, sélectionné pour représenter la Roumanie lors de la 70e édition du concours prévue à Vienne, répète à de nombreuses reprises une expression évoquant l’étranglement, suscitant de vives réactions sur les réseaux.
Des paroles jugées problématiques par des experts
Selon les informations rapportées par le quotidien britannique The Guardian, plusieurs admirateurs du concours demandent que la chanson soit modifiée, voire retirée de la compétition. Les paroles incluent notamment des expressions comme « j’ai du mal à respirer » ou « fais éclater mes poumons », tandis que l’expression « choke me » est répétée une trentaine de fois durant les trois minutes du morceau.
Interrogée par The Guardian, la juriste Clare McGlynn, professeure à l’université de Durham et spécialiste des violences sexuelles, estime que ce message « témoigne d’un inquiétant mépris pour la santé et le bien-être des jeunes femmes ». Elle ajoute que la chanson « représente une normalisation irresponsable d’une pratique dangereuse », rappelant que des recherches médicales commencent à montrer les risques de lésions cérébrales liés à certaines pratiques d’étranglement.
L’artiste évoque une métaphore émotionnelle
Face aux critiques, Alexandra Căpitănescu a défendu son titre en affirmant que l’expression centrale du refrain n’avait pas de sens littéral. Selon elle, « choke me » doit être compris comme une métaphore évoquant le sentiment d’être submergé par des émotions ou paralysé par le doute.
La controverse survient alors que l’Eurovision se prépare à célébrer sa 70e édition à Vienne, après la victoire de l’Autriche l’an dernier avec la ballade Wasted Love. Comme le rappelle The Guardian, ce n’est pas la première fois que les paroles d’un morceau sélectionné pour le concours font débat : en 2025, la candidate maltaise Miriana Conte avait dû modifier le titre et certains mots de sa chanson à la demande de l’Union européenne de radiodiffusion.