Alors que certains responsables du Parti socialiste avaient affirmé ne pas vouloir conclure d’accord avec La France insoumise, plusieurs alliances locales ont finalement été conclues entre les deux formations dans différentes villes françaises à l’approche du second tour des élections municipales.
Dans plusieurs territoires, les listes concurrentes au premier tour ont choisi de fusionner ou de conclure des accords dits « techniques » afin de renforcer leurs chances face à la droite ou à d’autres forces politiques. Ces situations concernent notamment Toulouse, Brest, Nantes, Avignon, Clermont-Ferrand et Limoges.
Toulouse : une alliance pour tenter de battre la droite
À Toulouse, le candidat de La France insoumise François Piquemal a annoncé un accord avec François Briançon, tête de liste soutenue par le Parti socialiste, le Parti communiste français et les écologistes.
François Piquemal a expliqué que cette union avait pour objectif de « battre la droite et l’extrême droite » lors du second tour prévu le dimanche 22 mars. Il a également déclaré « saluer la responsabilité de tout le monde, y compris celle de François Briançon, de la liste “Vivre mieux”, pour que cette union ait lieu ».
Cette alliance vise à rassembler l’électorat de gauche dans la métropole toulousaine afin de renforcer les chances de la coalition face aux autres listes.
Brest : François Cuillandre conclut un accord avec les insoumis
À Brest, le maire sortant socialiste François Cuillandre a choisi de conclure une alliance avec La France insoumise après le premier tour. Distancé par le candidat de la droite Stéphane Roudaut, François Cuillandre a engagé des discussions afin de réunir les forces de gauche.
Les contours de cette « fusion technique » ont été dévoilés lundi soir, selon plusieurs médias régionaux, notamment Le Télégramme et France Bleu Breizh Izel. L’objectif affiché est de consolider la position de la gauche dans une ville dirigée par François Cuillandre depuis 2001.
Nantes : un accord entre Johanna Rolland et William Aucant
À Nantes, un accord qualifié de « technique » a été conclu entre la liste menée par la maire sortante socialiste Johanna Rolland et celle conduite par William Aucant pour La France insoumise.
Les représentants insoumis ont obtenu 10 postes dans la nouvelle configuration de la liste pour le second tour. Cet accord vise à renforcer la coalition de gauche dans la capitale de la Loire-Atlantique.
Johanna Rolland dirige la ville depuis 2014, tandis que William Aucant représente La France insoumise au niveau local.
Avignon : fusion de listes face au risque d’une victoire de la droite
À Avignon, la perspective de voir la ville basculer à droite a conduit à un rapprochement entre deux listes de gauche arrivées derrière les premiers candidats au premier tour. La liste de La France insoumise menée par Mathilde Louvain et celle du Parti socialiste conduite par David Fournier ont décidé de fusionner pour le second tour. Les deux partis ont confirmé cette décision.
Pour rappel, lors du premier tour, la liste de Mathilde Louvain était arrivée en quatrième position tandis que celle de David Fournier occupait la troisième place dans la cité des papes.
Clermont-Ferrand : Olivier Bianchi annonce lui aussi une fusion « technique »
À Clermont-Ferrand, le maire sortant socialiste Olivier Bianchi a annoncé lundi la fusion « technique » de sa liste avec celle de La France insoumise conduite par la députée Marianne Maximi.
Lors d’une conférence de presse, Olivier Bianchi a déclaré : « Nous avons décidé de mettre en commun nos forces à travers un accord technique » pour le second tour. Il brigue un troisième mandat dans une ville dirigée par la gauche depuis la Libération.
Limoges : un accord conclu après de longues négociations
À Limoges, les discussions entre La France insoumise et le Parti socialiste ont duré une grande partie de la nuit et de la journée avant d’aboutir à un accord. Damien Maudet pour La France insoumise et Thierry Miguel pour le Parti socialiste ont annoncé officiellement leur union lundi après-midi lors d’un point presse improvisé devant la fédération locale du Parti socialiste, boulevard de la Corderie. Cette alliance vise à présenter une liste commune pour le second tour dans la capitale limousine.