Dimanche soir, l’Iran a lancé une nouvelle salve de missiles et drones vers Israël, marquant un troisième jour consécutif d’échanges militaires, dans la continuité de “l’Operation Rising Lion” lancée par Israël depuis vendredi soir. Selon l’armée israélienne, au moins dix personnes ont été tuées depuis samedi soir lors de ces frappes iraniennes, notamment à Tel Aviv ou Jérusalem, des sirènes d’alerte ont retenti pour inviter la population à se réfugier en abri.
La riposte israélienne
En réaction, Israël a mené de nouveaux bombardements sur des sites iraniens, notamment un bâtiment résidentiel en plein cœur de Téhéran. D’après l’agence officielle IRNA, les systèmes de défense anti-aérienne ont été activés dimanche soir dans plusieurs secteurs de la capitale iranienne pour intercepter les attaques israéliennes. Les sources rapportent cinq morts découlant de l’attaque contre ce bâtiment résidentiel.
De son côté, Tsahal a renouvelé son appel aux citoyens israéliens à se confiner et à rejoindre immédiatement les abris anti-aériens, notamment à Tel-Aviv et Jérusalem, suivant les alertes lancées dès que les missiles iraniens approchaient.
La principale installation du site nucléaire de Natanz détruire
Dans une interview diffusée dimanche sur Fox News, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé qu’Israël avait détruit « la principale installation du site nucléaire de Natanz », site majeur d’enrichissement d’uranium. L’Agence internationale de l’énergie atomique avait confirmé vendredi des frappes ciblées sur la partie en surface de l’installation pilote d’enrichissement de Natanz.
Netanyahu affirme également que l’état hebreu a eu le chef du renseignement iranien.
Au cours de ces frappes israéliennes, les autorités iraniennes dénombrent à ce jour environ 406 morts et 654 blessés, incluant des civils et des chercheurs nucléaires. De son côté, l’Iran revendique plus de 128 tués entre vendredi et samedi, bien que ce chiffre n’ait pas été détaillé par source indépendante.
Une escalade inquiétante
Cette escalade marque l’un des épisodes les plus graves depuis des décennies dans le conflit israélo-iranien, avec des frappes directement sur des infrastructures civiles et nucléaires. Elle soulève des inquiétudes quant à un embrasement régional. Les dirigeants européens et l’ONU multiplient les appels à la désescalade. Les États-Unis, tout en affirmant leur soutien à la légitime défense d’Israël, ont toutefois distancié leur implication directe.