Liban : l’émissaire américain repart les mains vides, le Hezbollah se prépare à la guerre
Liban : l’émissaire américain repart les mains vides, le Hezbollah se prépare à la guerre

Thomas Barrack, envoyé spécial de Donald Trump pour le Moyen-Orient et ambassadeur des États-Unis en Turquie, s’est heurté à un mur lors de sa visite à Beyrouth. Porté par une mission de médiation visant à obtenir le désarmement du Hezbollah, il est reparti bredouille. Les autorités libanaises (président, Premier ministre et président du Parlement) ont bien transmis leurs réponses aux Américains, mais dans aucune d’entre elles le Liban ne s’engage à respecter ou réaliser les demandes américaines et israéliennes sur le désarmement du Hezbollah. Dans une interview à la chaîne libanaise LBCI, Barrack a déclaré : « Si les Libanais ne veulent pas de notre aide, tant pis. Nous n’imposons rien, nous ne sommes là que pour aider. »

Le Hezbollah redéploie ses troupes en prévision d’une frappe israélienne

Pendant ce temps, la tension monte à la frontière sud du Liban. Selon plusieurs sources, dont le quotidien an-Nahar et la chaîne al-Hadath, le Hezbollah aurait vidé plusieurs villages de ses combattants dans la Békaa et au Liban-Sud pour les redéployer stratégiquement en anticipation d’une attaque israélienne imminente. L’état d’alerte maximal aurait été décrété sur tous les fronts. Une offensive israélienne pourrait intervenir dans les toutes prochaines heures.

Interrogé sur la tenue des élections législatives libanaises prévues en 2026, Thomas Barrack a estimé qu’elles « ne changeront rien », accusant les libanais de « ne pas vouloir de changement ». Selon lui, « depuis 1966, les Libanais n’ont fait que stagner pendant que toute la région évoluait ». Une déclaration qui reflète le désarroi croissant des diplomates occidentaux face à l’enlisement politique libanais, et au poids toujours central du Hezbollah dans l’équation régionale.

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