Le Hamas accepte une proposition de cessez-le-feu à Gaza, qu'Israël rejette catégoriquement
Le Hamas accepte une proposition de cessez-le-feu à Gaza, qu'Israël rejette catégoriquement

LE CAIRE – Un haut responsable palestinien a affirmé lundi que le Hamas avait accepté une proposition de cessez-le-feu présentée par l’envoyé spécial américain Steve Witkoff, incluant la libération d’otages israéliens et un arrêt des hostilités de 70 jours. Mais Israël a rapidement rejeté cette déclaration, niant toute implication directe des États-Unis dans le texte et qualifiant l’offre de « totalement inacceptable ».

Selon le responsable palestinien, proche du Hamas, la proposition aurait été transmise par des médiateurs et prévoirait la libération de dix otages israéliens en deux phases, contre un cessez-le-feu temporaire de 70 jours et un retrait partiel des forces israéliennes de la bande de Gaza. En parallèle, Israël devrait libérer plusieurs centaines de prisonniers palestiniens, y compris des détenus condamnés à de longues peines.

Un responsable israélien, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a catégoriquement démenti que cette proposition soit liée à celle de Witkoff. Il a ajouté qu’« aucun gouvernement responsable » ne pourrait accepter les termes avancés. Steve Witkoff lui-même a confirmé à Reuters que le document mentionné ne correspondait pas à sa propre proposition, qualifiant ce qui a été présenté comme une version « totalement inacceptable ».

La confusion autour de l’initiative survient dans un contexte de négociations extrêmement fragiles. Le Hamas affirme être prêt à libérer tous les otages restants capturés lors de son attaque du 7 octobre 2023 contre le sud d’Israël, à condition qu’Israël accepte un cessez-le-feu permanent et se retire totalement de Gaza.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a maintenu sa position : Israël n’acceptera de trêve que contre la libération d’otages et continuera l’offensive jusqu’à l’élimination complète du Hamas. Cette ligne dure rend tout compromis difficile, malgré les pressions internationales croissantes.

Le conflit, déclenché après l’assaut du Hamas qui a coûté la vie à 1 200 personnes et entraîné l’enlèvement de 251 otages selon les autorités israéliennes, a déjà provoqué près de 54 000 morts côté palestinien, selon le ministère de la Santé de Gaza. Les infrastructures civiles sont en ruine, et les agences humanitaires alertent sur une crise de malnutrition massive dans l’enclave côtière.

Alors que les perspectives de paix restent floues, les tentatives de médiation se poursuivent dans une atmosphère d’extrême méfiance entre les parties et de désastre humanitaire sur le terrain.

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