L’armée israélienne a ordonné mardi aux habitants de Gaza-ville d’évacuer la zone, annonçant une intensification imminente de ses opérations militaires. Cette décision intervient alors que le Premier ministre Benjamin Netanyahu a menacé de lancer un « ouragan puissant » si le Hamas ne libérait pas les derniers otages qu’il détient.
Avec près d’un million de Palestiniens vivant dans Gaza-ville, cette injonction provoque un climat de panique et de confusion. Certains habitants ont déclaré qu’ils n’avaient d’autre choix que de fuir vers le sud de l’enclave, tandis que beaucoup d’autres affirment vouloir rester, jugeant qu’aucun endroit n’était sûr face aux bombardements.
Netanyahu a exhorté la population à quitter immédiatement la ville, avertissant que les forces israéliennes « s’organisaient et se rassemblaient » pour une manœuvre terrestre. « Prenez cette opportunité et écoutez-moi attentivement : vous avez été prévenus — partez maintenant ! », a-t-il déclaré dans un message solennel.
Cette offensive annoncée complique considérablement les tentatives de médiation internationale visant à instaurer un cessez-le-feu après près de deux ans de guerre. Israël affirme vouloir reprendre le contrôle des deux derniers bastions du Hamas, situés à Gaza-ville et dans le sud du territoire.
Parallèlement, le Qatar poursuit ses efforts de médiation et presse les dirigeants du Hamas d’accepter la dernière proposition américaine de trêve et d’échange d’otages. Washington espère encore que cet accord puisse éviter une nouvelle escalade militaire.
La perspective d’une offensive terrestre sur la plus grande ville de la bande de Gaza, cœur démographique et symbolique de l’enclave, suscite l’inquiétude de la communauté internationale, qui redoute une aggravation dramatique de la crise humanitaire.