De nouvelles familles palestiniennes ont fui la ville de Gaza mardi après une nuit marquée par de violents bombardements israéliens sur ses faubourgs, tandis qu’en Israël, des milliers de personnes ont manifesté à l’échelle nationale pour réclamer la libération des otages et la fin de la guerre.
Selon des habitants, des frappes aériennes et des tirs de chars ont visé toute la nuit les quartiers de Sabra, Shejaia et Tuffah, à l’est de Gaza, ainsi que la ville de Jabalia au nord, détruisant routes et habitations. « On appelle ça des tremblements de terre, ils veulent effrayer les gens pour qu’ils quittent leurs maisons », a déclaré Ismail, 40 ans, résident de Gaza.
L’armée israélienne a indiqué que ses opérations visaient à localiser des armes et à détruire des tunnels utilisés par des combattants palestiniens. Mais ces frappes surviennent alors que le pays fait face à une vague de contestation interne sans précédent depuis le début du conflit.
En Israël, une journée entière de manifestations a mobilisé la population, avec des rassemblements réclamant un accord rapide pour obtenir la libération des otages encore détenus dans la bande de Gaza, ainsi qu’un cessez-le-feu. Ces mobilisations reflètent un climat de lassitude et de division croissante autour de la poursuite de la guerre.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a qualifié de « tragique accident » les frappes israéliennes de lundi qui avaient touché des hôpitaux, provoquant l’indignation internationale. Malgré ces critiques, il continue d’affirmer que l’objectif reste de neutraliser les capacités militaires du Hamas.
Alors que le conflit s’enlise, la pression monte sur le gouvernement israélien, pris en étau entre ses objectifs militaires, les appels internes à la paix et une condamnation internationale de plus en plus ferme.