Gaza : le Hamas se dit prêt à libérer «tous les otages» suite au plan de paix proposé par Trump. (AP/Rodrigo Abd)
Gaza : le Hamas se dit prêt à libérer «tous les otages» suite au plan de paix proposé par Trump. (AP/Rodrigo Abd)

Dans la nuit de vendredi à samedi, le Hamas a déclaré dans un communiqué être « disposé à libérer tous les otages » retenus à Gaza, dans le cadre du plan de paix proposé par Trump. Le texte évoque la libération des otages « vivants et des dépouilles » en échange de prisonniers palestiniens détenus par Israël, conformément à la « formule d’échange » mentionnée dans la proposition américaine.

« Le mouvement annonce son accord pour la libération de tous les prisonniers de l’occupation, les vivants et les dépouilles, selon la formule d’échange incluse dans la proposition du président Trump », précise le communiqué du Hamas.

Le groupe islamiste ajoute être prêt à engager immédiatement des négociations, par l’intermédiaire de médiateurs, afin d’en préciser les modalités. Les médiations pourraient impliquer le Qatar, l’Égypte et les Nations unies, traditionnellement impliqués dans les

Israël se prépare à la mise en œuvre d’une «libération rapide» des otages

Dans la foulée, Israël a annoncé ce samedi matin se préparer à la mise en œuvre d’une « libération rapide » des otages détenus dans la bande de Gaza, après que le Hamas a exprimé son accord de principe au plan de paix proposé par le président américain Donald Trump.

« À la suite de la réponse du Hamas, Israël se prépare pour la mise en œuvre immédiate de la première étape du plan Trump pour la libération de tous les otages », a indiqué le Bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu dans un communiqué officiel transmis aux médias israéliens.

Un plan présenté comme une « dernière chance »

Vendredi, Donald Trump avait donné au Hamas jusqu’à 22h GMT dimanche pour accepter le plan de paix américain, qualifié par le président des États-Unis de « dernière chance pour mettre fin à la guerre et reconstruire Gaza ».

Le plan américain prévoit un cessez-le-feu complet, la libération progressive des otages, l’entrée massive de l’aide humanitaire, ainsi que la mise en place d’une autorité intérimaire palestinienne indépendante, chargée d’administrer Gaza en coordination avec les États arabes et la communauté internationale.

Vers une nouvelle gouvernance de Gaza

Dans son communiqué, le Hamas a également réaffirmé son accord pour confier la gestion du territoire à un organisme palestinien indépendant, fondé sur un consensus national et bénéficiant du soutien des pays arabes et islamiques.

Cette proposition reprend en partie les discussions menées ces derniers mois au Caire, sous médiation égyptienne, autour d’un gouvernement technocratique palestinien rassemblant différentes factions.

Toutefois, le mouvement islamiste n’a pas précisé s’il accepterait de se désarmer, une exigence formulée par Israël et les États-Unis. Le désarmement du Hamas reste l’un des points les plus sensibles des négociations, le groupe ayant par le passé refusé toute reddition militaire sans contrepartie politique.

Appel à la fin de la guerre et à l’acheminement de l’aide

Le Hamas conclut son communiqué en saluant « les efforts arabes, musulmans et internationaux, ainsi que ceux du président américain Donald Trump, pour mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza, faciliter l’échange de prisonniers et permettre l’entrée immédiate de l’aide humanitaire ».

Selon les Nations unies, plus de 2 millions de civils demeurent confrontés à une crise humanitaire majeure dans l’enclave, après près de deux ans de conflit ayant fait des dizaines de milliers de morts selon les bilans croisés du ministère de la Santé de Gaza et des autorités israéliennes.

Que retenir rapidement ?

Dans la nuit de vendredi à samedi, le Hamas a déclaré dans un communiqué être « disposé à libérer tous les otages » retenus à Gaza, dans le cadre du plan de paix proposé par Washington. Le texte évoque la libération des otages « vivants et des dépouilles » en échange de prisonniers palestiniens détenus par Israël, conformément à la « formule d’échange » mentionnée dans la proposition américaine.

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