Bombardements israéliens d'une violence inouïe sur le Sud-Liban et la Bekaa
Bombardements israéliens d'une violence inouïe sur le Sud-Liban et la Bekaa

Une vague de bombardements d’une intensité rare a visé jeudi 16 octobre plusieurs secteurs du Liban-Sud et de la Bekaa. Bilan provisoire : au moins un mort et sept blessés, selon les autorités sanitaires. Malgré une trêve censée tenir depuis près d’un an, l’armée israélienne affirme avoir frappé des « infrastructures liées au Hezbollah » ainsi qu’un site rattaché à l’association « Vert sans Frontière ». Au-delà du choc immédiat, ces frappes élargissent le théâtre des hostilités et fragilisent davantage un pays exsangue.

Des frappes « puissantes » ressenties jusqu’à Saïda, un mort et sept blessés

En soirée, huit frappes ont touché la zone Mazraa Sinaï–Ansar (caza de Nabatiyé). Des boules de feu et des détonations en chaîne ont été vues et entendues jusqu’à Saïda et dans la Bekaa. Une habitante d’Adloun décrit des explosions « si proches que la maison tremblait ». D’après des sources locales, les raids ont touché une carrière, un concasseur de béton, une usine de taille de pierres et des engins lourds. Le ministère de la Santé fait état de six blessés à Ansar.

Plus tôt, deux raids menés par un avion de combat et un drone ont frappé Bnaafoul (sud-est de Saïda), près des habitations : un blessé. D’autres frappes de drones ont été signalées à Kaouthariyet el-Sayyad, Ali Taher (en face de Nabatiyé el-Faouqa) et sur la colline de Dabbache (près de Kfar Remmane).

Dans la Bekaa, à Chmestar (ouest de Baalbeck), deux maisons déjà visées par le passé ont de nouveau été ciblées : un agent des douanes a été tué (marié, père de trois enfants) et un blessé a été transporté à l’hôpital.

Une « violation grave » de la résolution 1701 et du cadre de cessez-le-feu

À Beyrouth, le président libanais Joseph Aoun dénonce une « violation grave » de la résolution 1701 et du cadre de cessez-le-feu, y voyant une politique visant à entraver la reprise économique et à saper la stabilité nationale, et appelle à une réaction internationale.

Sur le front des services publics, Électricité du Liban (EDL) indique avoir rétabli la ligne 220 kV Zahrani–Tyren dommagée lors de bombardements antérieurs. La ligne 66 kV Zahrani–Msayleh reste hors service (pylône abattu), mais trois lignes de secours assurent une alimentation de remplacement.

Un Liban à bout de souffle, de nouveau « caisse de résonance » des crises régionales

Chaque nouvelle salve rappelle que le pays des cèdres reste l’éternelle caisse de résonance des confrontations régionales : les agendas extérieurs se télescopent, tandis que le Liban, auparavant « Suisse du Moyen-Orient », se fragilise, miné par quinze ans de guerre civile, l’occupation de son territoire, des années d’une grave crise financière, politique et sanitaire, et plus récemment l’explosion du port de Beyrouth.

Que retenir rapidement ?

Une vague de bombardements d’une intensité rare a visé jeudi 16 octobre plusieurs secteurs du Liban-Sud et de la Bekaa. Bilan provisoire : au moins un mort

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