Une explosion à Bandar Abbas fait un mort et 14 blessés à la veille de manœuvres navales iraniennes dans le détroit d’Ormuz (AP)
Une explosion à Bandar Abbas fait un mort et 14 blessés à la veille de manœuvres navales iraniennes dans le détroit d’Ormuz (AP)

Une explosion a frappé samedi un immeuble résidentiel dans la ville portuaire iranienne de Bandar Abbas, faisant un mort — une fillette de quatre ans — et au moins 14 blessés, selon les médias d’État. L’incident s’est produit à la veille d’exercices navals prévus par l’Iran dans le détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique par laquelle transite environ un cinquième du pétrole mondial.

La télévision publique iranienne, citant un responsable local des pompiers, a attribué l’explosion à une fuite de gaz. Des images diffusées par le quotidien local Sobh-e Sahel montraient un membre apparent des forces de sécurité évacué sur une civière, le cou immobilisé, sans que le journal n’en fasse mention dans son compte rendu écrit. Les Gardiens de la révolution islamique ont uniquement démenti que l’un de leurs commandants navals ait été blessé.

Un autre incident distinct, également imputé à une explosion de gaz, a été signalé le même jour dans la ville d’Ahvaz, dans le sud-ouest du pays, faisant cinq morts, selon les médias iraniens.

Ces événements surviennent dans un contexte de fortes tensions entre l’Iran et les États-Unis. La ville de Bandar Abbas se situe sur le détroit d’Ormuz, où l’armée américaine a récemment averti Téhéran de ne pas menacer les navires militaires ou le trafic commercial. Le président américain Donald Trump a évoqué la possibilité de frappes militaires contre l’Iran, notamment en lien avec la répression de manifestations et le sort de détenus arrêtés lors d’un vaste mouvement de protestation.

Samedi soir, Donald Trump a toutefois refusé de dire s’il avait pris une décision concernant une éventuelle action militaire. Il a indiqué que Téhéran devait conclure un accord « satisfaisant » afin d’empêcher l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire, affirmant que des discussions étaient en cours, sans en préciser la nature.

De son côté, Ali Larijani, haut responsable de la sécurité iranienne, a écrit sur le réseau X que les « arrangements structurels pour des négociations progressaient », tout en rappelant qu’aucun dialogue direct avec Washington n’avait été rendu public, une option que le guide suprême Ali Khamenei a jusqu’à présent écartée.

Sur le plan diplomatique, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a appelé à la désescalade et affirmé que l’Égypte œuvrait pour rapprocher Washington et Téhéran en vue d’un règlement pacifique du dossier nucléaire iranien. Le Qatar a également indiqué que son Premier ministre s’était rendu à Téhéran pour discuter des efforts visant à réduire les tensions régionales.

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