L’administration américaine a engagé des poursuites contre un ancien haut responsable des Instituts nationaux de la santé (NIH), dans une affaire liée à la gestion de documents et de communications pendant la pandémie de COVID-19.
Selon l’acte d’accusation, David Morens, ancien cadre de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIAID), est accusé d’avoir participé à une tentative de dissimulation de documents fédéraux entre 2020 et 2022. Les procureurs lui reprochent notamment d’avoir cherché à contourner des demandes officielles d’accès à l’information et d’avoir utilisé des messageries personnelles pour des échanges liés à des activités gouvernementales.
Les autorités affirment également que l’ancien responsable aurait conspiré avec d’autres acteurs, dont une organisation de recherche et un médecin universitaire bénéficiant de financements publics, afin de limiter la transparence autour de certaines subventions et travaux de recherche liés à la pandémie.
Le ministère de la Justice, par la voix du procureur général par intérim, estime que ces actions visaient à dissimuler des informations sensibles et à empêcher certaines enquêtes sur les origines du virus.
Cette affaire s’inscrit dans un climat politique encore très marqué par les débats autour de la gestion de la pandémie, de la transparence des institutions scientifiques et des responsabilités des agences fédérales. Elle pourrait relancer les tensions autour des enquêtes sur les décisions prises durant la crise sanitaire.
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