Le cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran n’aura finalement pas résisté. Au lendemain de frappes américaines menées contre des installations iraniennes en représailles à des attaques contre des navires dans le détroit d’Ormuz, Téhéran affirme avoir visé 85 installations américaines au Koweït et à Bahreïn. En déplacement au sommet de l’Otan à Ankara, Donald Trump a annoncé que, selon lui, « le cessez-le-feu est terminé », qualifiant l’Iran de « pays malade » dirigé par « des gens vicieux et violents ».
Le président américain a également estimé qu’il était désormais inutile de poursuivre les discussions avec Téhéran. « C’est juste une perte de temps de négocier avec des menteurs », a-t-il lancé, tout en précisant qu’il consultait ses négociateurs pour la suite des opérations. Cette déclaration marque une rupture nette avec le protocole d’accord signé le 17 juin entre Washington et Téhéran, censé mettre fin aux hostilités.
La tension reste maximale dans la région. L’Iran revendique des frappes contre des bases américaines au Bahreïn et au Koweït, qu’il présente comme une riposte à la « violation » de l’accord par Washington. De nouvelles explosions ont également été signalées à Bouchehr, où se situe la seule centrale nucléaire civile iranienne, tandis que le Qatar appelle à une désescalade et que le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, a jugé les frappes américaines « absolument nécessaires ».
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